National Foot /Scandale autour des stades : la Linaf en porte à faux avec ses propres règles

lundi 26 décembre 2016 Sport


Eléments majeurs dans l’organisation d’un championnat de football comme le National Foot dit ’’professionnel’’, les stades sont devenus depuis ce début de saison un casse-tête chinois pour les clubs de première division contrainst notamment de disputer des matchs sur un terrain d’entrainement à Lambaréné par la Ligue Nationale de Football dirigée par Brice Mbika Ndjambou.

Après le match du National Foot1 opposant les deux formations de Lambaréné Adouma/Pélican (0-1) qui a vu plusieurs supporters envahir aisément l’aire de jeu du stade d’entrainement de la dernière équipe citée, qui est par dessus tout dépourvue de tribunes et surtout envahie d’herbes, le tour est revenu aux joueurs de Lozo sport de Lastourville d’évoluer dans ce que certains ont qualifié de « champ de patate » samedi 24 décembre face à Adouma dans le cadre de la 6e journée du championnat dit « professionnel ». Une situation qui provoque la colère de nombreux acteurs du football.

« Je crois que la Linaf devrait arrêter d’entretenir ce genre de situation, nous étions ici il y a trois semaines et nous avons joué sur le stade municipal. Nous ne comprenons pourquoi on nous oblige à jouer sur ce terrain d’entrainement de Pélican où la pelouse n’est même pas tondue. Quand les footballeurs jouent il y a des faux rebonds.On ne peut pas homologuer un tel stade qui n’a même pas de tribunes. On n’est pas en sécurité,vous voyez comme les supporters sont parfois remontés contre les joueurs. Je pense que ce n’est pas sérieux du tout », a déclaré Roger Ava, coach de Lozo sport

Interrogés sur cette affaire de stade d’entrainement les dirigeants d’Adouma FC,3e équipe représentant la province du Moyen-Ogooué en première division ont jugé regrettable la décision de la LINAF.

« C’est une situation vraiment regrettable, mais qu’est que vous voulez ? Les responsables de la Linaf ont décidé unilatéralement que le championnat de première division se joue sur ce terrain d’entrainement de Pélican. A notre niveau nous avons récusé ce stade là, mais ils ont décidé que c’est là ou nulle part ailleurs que les matchs se joueront. On se soumet, mais comme vous le constatez c’est un terrain d’entrainement, les gens peuvent se faire mal même en tombant seul  » a indiqué Eli Janvier Nze, président actif d’Adouma FC.

Les raisons qui ont poussées la LINAF à fouler au pied les principes d’homologation de stades

«  La Linaf a demandé à chaque club d’être propriétaire d’un stade et nous le Stade Migovéen, nous sommes propriétaires du stade Jean Koumou. Dans les conventions signées entre la LINAF et les propriétaires du stade, jusqu’à l’année dernière la location du stade Jean Koumou était fixée FCFA à 7 200 000. Compte tenu des travaux effectués notamment l’ajout d’une tribune de 200 places assises, une salle VIP aménagée pour les officiels pendant la mi-temps, une cabine de presse, le patron du stade Jean Koumou m’a demandé d’adresser une correspondance à la LINAF pour la proposition d’un nouveau contrat.

En raison des travaux effectués nous avons demandé aux dirigeants de la LINAF de revoir à la hausse d’1/3 le montant initial de la location de notre stade. Ce que le président Brice Mbika a refusé. En ce moment le propriétaire de Jean Koumou qui est aussi président fondateur du Stade Migovéen a décidé que seul son club recevra sur ce stade. En réponse, la LINAF a annoncé que les matchs d’Adouma et de Pélican se joueront au stade municipal pourtant encore travaux  », a précisé Germain Mintsa, ancien international gabonais et manager général du Stade Migovéen.

Selon le manger général, la requête du propriétaire du stade Jean Koumou était d’autant plus que légitime dans la mesure où ses installations qui étaient habituées à accueillir 26 matchs de championnat pour deux équipes en l’occurrence celles du Stade Migovéen et de Pélican durant toute la saison devraient désormais abriter 39 rencontres avec l’arrivée d’Adouma FC en élite. «  C’est dans le but de garantir l’entretien de la pelouse et des installations que la direction de JeanKoumou a demandé cette augmentation à la LINAF  », a-t-il ajouté.

A Lambaréné plusieurs autorités sportives comme les supporters de clubs locaux ne comprennent toujours pas la position de la LINAF face aux responsables du stade Jean Koumou d’autant plus que Brice Mbika verserait un montant de 20 millions de francs CFA pour la location du stade Idris Ngari d’Owendo et celui d’Augustin Monedan du général Asselé.

La LINAF se contredit dans ses propres règles

En ce début de saison, la LINAF avait refusé que le club de Dikaki de Fougamou promu en D2 professionnelle reçoive sur ses propres installations du stade Léon Mboumba, indiquant un manque de vestiaires, de tribunes fiables.Obligeant l’équipe du département de Tsamba Magotsi à recevoir ses adversaires du côté du stade Mbombet de Mouila. Deux ans auparavant, une équipe de la même ville dont l’ancien président de la LINAF Joël Birinda était propriétaire recevait ses adversaires sans problèmes à Léon Mboumba alors que Brice Mbika occupait le poste de vice-président de la LINAF.

« Que la LINAF vienne nous montrer ici à Lambaréné les lois sur lesquelles elle s’est appuyée pour décider de faire jouer des matchs d’un championnat professionnel d’un grand pays comme le Gabon sur un terrain d’entrainement sans tribune. Les gens payent 500 francs le billet pour être debout durant 90 minutes sous le soleil et parfois même sous la pluie comme si on assistait à des matchs de Coupe de vacances dans villages  », s’est insurgé Abel , supporter de l’ AS Pélican.

Contactée par la rédaction de Gaboneco.com, la LINAF représentée par son chargé de communication a déclaré que la situation actuelle est due au fait que le président Ngoma s’ingérait dans l’organisation des matchs sur son stade pourtant en location. « La saison dernière il pouvait selon son humeur décider d’ouvrir le stade au public alors que la vente de billets n’était pas de son ressort nous rapporte l’interlocuteur de la LINAF.

Selon Alaba Fall, président de l’association des clubs du championnat D1 et D2, la LINAF est fautive et, il n’est pas normal que des matchs de première division se jouent sur un terrain d’entrainement qui ne répond pas aux normes. « Cette année la LINAF a interdit à Dikaki de jouer à Fougamou sur son terrain et la même Linaf fait jouer des matchs sur un terrain non sécurisé, sans tribunes. Il y a deux poids deux mesures » a-t-il déclaré.


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