Mouvement d’humeur des médecins au CHUL : Que s’est-il passé pour qu’on en arrive là ?

jeudi 5 mai 2016 Société & environnement


Le Centre hospitalier universitaire de Libreville connaît depuis quelques heures de nouveaux moments de turbulence à cause du mouvement d’humeur des médecins contre qui des parents qui viennent de perdre un fils en bas âge ont porté plainte. Une affaire qui n’a pas plu aux personnels soignants.

Les blouses blanches observent un arrêt de travail depuis quelques temps à l’ancien hôpital général de Libreville, notamment aux services des urgences et de la pédiatrie après qu’une famille dont l’enfant en bas- âge a été conduit tardivement, semble- t-il, à « l’hosto », les médecins n’ayant pu que constater selon leurs propos et ceux des personnels soignants, le décès.

Ce qui les révoltent, c’est cette tendance à continuer de croire alors que l’on vit un XXIème siècle de progrès technologique et sur le plan conceptuel qui devraient effacer des esprits un certain nombre de préjugés, qui s’empare toujours de bon nombre d’entre nous qui n’ont pas encore intégré les principales notions de la communication pour le développement qui veulent que l’information de toute sorte soit servie aux personnes vulnérables et déshéritées.

Autrement dit, les médecins s’indignent de ce que des gens parmi lesquels des compatriotes ont du mal à croire à la mort naturelle, attribuant tous les décès aux « toubibs » dont certains qui ont pour diverses raisons décidé de ranger dans les tiroirs le serment d’Hippocrate, s’illustrent, reconnaissons-le, par des comportements aux antipodes de ceux qu’affichent ceux que cela dit encore d’être professionnels quel que soient les conditions ou les fortunes. Voici une affaire qui vient à nouveau plonger les malades qui désirent solliciter les services de ces soignants dans le désarroi le plus total, mais qui pourrait être lourde de conséquence.

La sérénité de ces derniers jours à nouveau à l’épreuve !

Dommage qu’elle intervienne alors qu’il se dégageait de nos dernières visites qu’un effort était fait par la plupart des médecins pour offrir des services de qualité aux patients qui en ont tant besoin. C’est vrai qu’il est difficile en pareil cas de faire entendre raison aux uns et aux autres, c’est- à- dire aux soignants et aux parents endeuillés, la tension demeurant perceptiblement vive.

Mais comment éviter de pénaliser le reste de malades, là est toute la question ! Interpellation est donc faite à qui de droit pour se saisir de ladite affaire et tenter de trouver les voies et moyens pour décanter la situation. Le plus tôt serait le mieux. En sollicitant jusqu’aux services de psychologues et sociologues et rétablissant la vérité, la seule qui puisse mettre chacune des parties concernées devant ses responsabilités. L’on peut comprendre que sur le coup, la famille du disparu en soit allée jusqu’à saisir la justice, mais a- t- elle regroupé toutes les conditions susceptibles de la mener jusqu’ici ?


Dounguenzolou

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