Médias : Un quatrième pouvoir piétiné !

mercredi 20 janvier 2016 Speciales

C’est une lapalissade d’affirmer qu’au Gabon la presse n’est pas considérée à sa juste valeur, pire, carrément pas respectée du tout.

Dans les vraies démocraties la presse qui représente le quatrième pouvoir est respectée, de par la capacité qu’elle a à changer les opinions, les regards de certaines personnes, tout en mettant en valeur une image. Les médias ont le pouvoir de transformer de façon positive ou négative la vie d’un individu. Son pouvoir et son impact ne souffrent d’aucune contestation. Mieux, tout le monde rêve d’être dans ses bonnes grâces, d’où l’avènement des spécialistes en Relations Publique et Relations presse.

Au Gabon, malheureusement tel n’est pas le cas. La majeure partie des journalistes est à dessein plongée dans l’extrême précarité. Ces hommes et femmes des médias exercent dans des conditions difficiles. Le mauvais traitement observé au sein de certains organes de presse, des salaires exécrables 40.000fcfa à 80.000fcfa par mois. Plus grave, il arrive qu’ils ne perçoivent même pas de salaires. Du coup, ils n’ont d’autre choix que de s’adonner à la mendicité et au chantage, connus dans le milieu sous les vocables de « reportages alimentaires », « gombos » et bien d’autres appellations. Au terme d’une manifestation à laquelle les journalistes ont été conviés ou pas, certains font le pied de grue à la quête d’éventuels enveloppes « gracieusement » offertes par les organisateurs.

Dans les cérémonies bien organisées, il arrive qu’un responsable du comité d’organisation s’occupe de la presse, en demandant d’inscrire les noms et organes sur une liste, qui pourra lui permettre de bénéficier de frais de transport que certains appelle « le taxi », certes, rien de conventionnel n’existe dans ce sens.

La presse victime de ses propres démons !

Les maux décriés s’expliquent également par la particularité du monde journalistique. Durant des décennies entières, la presse a accueilli en son sein des personnes dépourvues de toute formation dans le domaine et mues par aucun désir de formation. L’ivraie s’est donc mélangée au bon grain ! Dans un passé récent, le ministère de la Communication organisait des concours permettant aux personnes désireuses de faire carrière dans les métiers de la communication de bénéficier des formations à l’étranger. Une initiative louable qu’il faudrait peut-être dépoussiérer pour nettoyer les écuries d’Augias. 


LAO

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