Maganga Moussavou aurait-il perdu la raison ?

jeudi 26 novembre 2015 Politique


Pierre-Claver Manganga Moussavou, maire de la commune de Mouila, au sud du Gabon, dérape de plus belle. Est-ce le sommet d’une immaturité politique dont il a souvent fait montre depuis qu’il s’illustre négativement ?

 L’homme connu pour sa légèreté et son arrogance de chenapan inconscient ayant mal vécu son enfance, passe pour le chantre de l’insolence et dont les sorties pour le moins irresponsables, manquent de mesure. Et si son effronterie cachait mal la vacuité du discours de cet homme qui passe pour une lumière qui n’en est pas une. Et si tout ceci n’était que le fruit d’un complexe de supériorité, le propre de tous ceux qui se prennent pour le nombril du monde ? Etonnant pour un homme de son niveau qui ignore qu’il y a des discours à ne pas tenir, une ligne de démarcation à ne pas franchir, car ils peuvent être le ferment d’une tension sociale capable d’extrêmes désastres.

Les conflits interethniques ont pour détonateurs des discours irresponsables sur fond de mépris de l’autre. Les communautés Punu, Tsogho et Apindji ont toujours partagé un espace de vie en toute harmonie. MagangaMoussavou qui n’a pour les communautés Apindji et Tsogho que mépris et d’ailleurs il ne s’en cache pas, vient de lâcher une boule puante : sans consulter la communauté Apindji installée dans le site après l’aéroport, le maire de Mouila l’a tout simplement prié, sans le moindre ménagement, de quitter les lieux et d’aller paître ailleurs. Le genre d’attitude qui, sous Bongo-père, avait plongé Mouila dans une tension et grippé les rapports saints existant entre les communautés Apindji et Tsogho, Punu et assimilés.

Autochtones de Mouila, ces deux communautés précitées avaient interdit aux communautés Punu et assimilées de continuer les travaux champêtres dans les forêts de Mouila leur patrimoine foncier en tant qu’autochtones. La situation au bord de l’explosion avait dû recevoir les bons offices du père Bongo qui avait aplani les divergences et ramené la sérénité. Voilà que le maire de Mouila qui n’a pas pris le soin d’apprendre la leçon de cette situation, a préféré réveiller ces vieux démons de la discorde. Si tant est qu’il a un projet communal sur ce site où est installée la communauté Apindji, la commune appelée à se développer, il y a pourtant une démarche moins frustrante : la communication devrait prévaloir en pareille situation et on n’aurait pas vécu des cas d’insolence. Mag anga Moussavou dont le trait caractéristique est l’insolence, a préféré être égal à lui-même. Même avec l’âge, l’homme ne change pas !

Excédées, les communautés autochtones ont simplement demandé au Maire de Mouila d’enlever sa résidence de Mouila pour aller l’implanter à Yétsu d’où ses parents, Vungu, sont originaires. Une claque magistrale qui rappelle à l’homme qu’il n’est pas de Mouila mais plutôt de Yétsu où il a été prié par ses détracteurs d’aller jouer les arrogants de pacotille. Voilà où mènent les écarts de langage…

Maganga Moussavou est-il si immature pour l’ignorer ? Et c’est ce monsieur qui se dit porteur d’un projet national au point de briguer le suffrage universel !


Ernesto Tchombal

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