Lutte contre la corruption : De quoi le Gabon peut-il se prévaloir ?

vendredi 11 décembre 2015 Société & environnement


Malgré toutes les actions menées dans ce combat, les résultats ne semblent toujours pas perçus et chaque année depuis 2003, les instances ont conclu au plus grand regret des peuples que « la corruption gagne du terrain et les gouvernements sont impuissants à enrayer le phénomène ».

Au Gabon, la mise en place de la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite pour remédier à cette situation a voulu rappeler lors de la journée annuelle de rappel à l’ordre, le 9 décembre, les efforts du Gabon dans ce sens. Après la ratification du pays à la Convention des nations Unies contre la corruption en octobre 2007 qui a pour objectif de promouvoir l’éthique et la déontologie des pouvoirs publics et qui prévoit des sanctions pénales dans le secteur privé mais aussi des mesures anti-blanchiment, le Gabon a élaboré une stratégie.

Pour le Conseiller en communication de la CNLCEI, « cet engagement relève de la haute vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, d’un Gabon intègre, prospère et juste, illustrée par l’adoption d’un Document de Stratégie de Lutte contre la Corruption et le Blanchiment des Capitaux. » La stratégie a été officiellement lancée en mai dernier en présence du Premier ministre, le Pr Daniel Ona Ondo avec la collaboration de toutes les entités concernées notamment le PNUD qui a pris une part active dans son élaboration. « Cette stratégie vise à prévenir, sensibiliser, renforcer les capacités des acteurs et soutenir la lutte contre l’impunité des auteurs de la corruption et du blanchiment des capitaux » a rassuré le communiqué de la CNLCEI qui entend renforcer ces efforts en appui aux actions menées par l’ANIF (Agence Nationale d’Investigation Financière) chargée de la détection des actes de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme et par la Cour des Comptes qui contrôle l’exécution de la loi de finances et juge la gestion des comptes publics. 

Avec l’élaboration de ce dispositif anti-corruption, 2016 sera-t-elle l’année de la tolérance zéro pour les faits de corruption au Gabon ? Pour le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki Moon « Le temps est révolu où la corruption, le trafic d’influence et les flux financiers illicites étaient considérés comme des pratiques normales. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030, dont l’objectif est de faire disparaître la pauvreté dans les 15 prochaines années, prévoit de nettes réductions des flux financiers illicites, de la corruption et de toutes les formes de trafic d’influence, ainsi que le recouvrement et la restitution des avoirs acquis par ces moyens illégaux. »

Le rendez-vous est donc pris pour le 09 Décembre 2016 pour apprécier la portée de toutes ces recommandations.

 


Carl Thomas

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