Littérature : Les livres gabonais étudiés dans les universités américaines !

jeudi 12 mai 2016 Culture & people


La littérature gabonaise est désormais enseignée dans les universités américaines grâce à un travail scientifique réalisé par Cheryl Toman, professeur associée d’études francophones à « Case Western Reserve University », à Cleveland dans l’état de l’Ohio.

A l’instar des autres grands pays du monde littéraire, le livre gabonais est désormais étudié dans les universités américaines.Une initiative à l’actif du professeur agrégé de français, Cheryl Toman, par ailleurs Directrice des études ethniques à « Case Western Reserve University » de Cleveland dans l’Ohio. Cette dernière travaille actuellement sur deux ouvrages gabonais, « Les doux murmures de mon enfance  » de Miryl Eteno et « Garçon et filles » d’Alice Endamne.

Pour le professeur le travail avance à pas de géants, mais surtout dans une ambiance bonne enfant entre les étudiants et elle. « On traduit ensemble un premier chapitre, puis on distribue les textes aux étudiants. Toutes les deux semaines, ils présentent des brouillonsque je corrige. A la fin je rassemble des chapitrespour ensuite avoir un manuscrit de haute qualité. »

Cheryl Toman, spécialiste en littérature africaine, particulièrement francophone, a déjà commis un ouvrage critique sur la littérature gabonaise, car tombée sous le charme de celle-ci. « J’ai découvert de beaux textes mais ils sont peu connus dans le monde anglophone alors j’ai décidé de faire changer les choses car le Gabon est aussi fort ou encore plus fort en littérature que ses voisins qui sont déjà connus dans le monde anglophone. »

Le premier tome de l’ouvrage critique porte sur les romancières gabonaises et leurs contributions à la littérature francophone. En principe, souligne la scientifique américaine, «  ça se concentre sur la premièregénération mais dans mon deuxième tome j’envisage de promouvoir les jeunes ». C’est une fierté pour les écrivaines choisies !

L’une d’entre elles, en l’occurrence Myril Eteno ne partage pas trop la conception selon laquelle la littérature gabonaise n’en est qu’à ses balbutiements. « C’est encourageant car cela suscite l’émulation et pousse les auteurs à continuer de créer. Cela prouve une certaine dynamique qui n’est plus cantonnée dans l’espace francophone mais qui voyage au-delà », dit-elle.

Comme en écho à ces propos, Alice Endamne déclare « C’est presque magique ! J’ai reçu un message d’une amie qui vit à Tokyo au Japon qui m’a appris que l’un de ses collègues, un professeur japonais avait beaucoup aimé mon premier roman Afropean, la version anglaise de (« C’est demain qu’on s’fait la malle ») et qu’il allait certainement l’utiliser dans son cours de littérature. Traduite dans une autre langue, c’est honnêtement comme avoir un tout nouveau manuscrit. J’espère aller à la conquête de nouvelles contrées. C’est un honneur pour la littérature gabonaise ».

C’est le deuxième roman d’Alice Endamne qui est en cours de traduction après « C’est demain qu’on s’fait la malle  ». En revanche, une première pour Miryl Eteno. Dans le même registre, Merey Edna a aussi été ciblée par la scientifique américaine qui a traduit en anglais «  Des contes pour la lune ».

Bien avant cela, en 2014, le professeur Cheryl Toman avait écrit la postface de la traduction du livre « Fureurs et cris de femmes » de feue Angèle Rawiri traduit par Sara Hanaburgh, professeur à University de Virginia Press aux Etats-Unis.


YAO

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