Littérature : « Dites au roi d’aller au diable » de Pether Stephen Assaghle est disponible

jeudi 11 août 2016 Culture & people


C’est un livre au parfum contestataire que le Gabonais Pether Stephen Assaghle qui étudie le droit à Marseille en France vient de pondre. Sa quatrième production littéraire est un cri de révolte pour fustiger la gestion calamiteuse des politiques et des sociétés africaines.

Pether Stephen Assaghle n’utilise pas de gants. Il attaque les systèmes politiques qui gangrènent notre continent. ’’ Dites au roi d’aller au diable’’ est un cri de colère lancé contre tous les régimes despotiques en général, contre celui du Gabon en particulier. J’ai choisi ce titre car je trouve qu’il exprime parfaitement le sentiment du ‘’ça suffit comme ça’’ que ressentent les hommes soumis à un règne auto-zozo-médiocrate .C’est aussi un appel lancé à tous mes frères et sœurs de se lever, de prendre leur destinée en main, et de donner un carton rouge au despote. »

Dans ce recueil de poèmes de 81 pages l’auteur a des titres qui interpellent. ‘’Dites au roi d’aller au diable’’, ‘’La sagesse ne s’achète pas’’, ‘’Prière d’un enfant mackaya sacrifié’’, ‘’Le parfum des martyrs’’, ‘’A un père voleur de vies’’, ‘’A une mère kounabéliste’’, ‘’On va encore faire comment’’,entre autres.

Des hommes politiques, aux artistes en passant par les dérives de la société, tout le monde en prend pour son grade. A propos de son poème, ‘’Prière d’un enfant mackaya sacrifié’’, l’auteur souligne « Ce texte est simplement un appel à Dieu lancé par un jeune gabonais qui subit au quotidien la négation de tous ses droits. Aujourd’hui la jeunesse d’en bas pleure parce que son avenir est incertain. Son éducation est tâtonnante, son intégrité physique et même morale est mise à mal surtout avec ce phénomène diabolique des crimes rituels qui éteint les uns et hante les autres. »

Dans sa réflexion sur la « Prière d’un enfant mackaya sacrifié », Pether Stephen Assaghle ajoute que seul la providence peut aider à trouver une solution « La jeunesse sacrifiée se tourne vers Dieu qui est censé avoir l’ultime mot, afin d’être rétablie dans ce qu’elle a de plus sacré. »

L’étudiant en droit n’interpelle pas que les politiques. Il jette avec virulence une pierre dans la cour des artistes qui s’illustrent en usant de la langue de bois. « Il faut qu’ils sortent de leur mutisme et qu’ils prennent la responsabilité de ce qu’il sont. Ces derniers jours on peut compter quelques-uns qui montent au créneau mais le nombre est encore infime pour pouvoir avoir un réel impact. »

Après, ‘’Le jardin du voyage’’ sorti en 2009, ‘’Pandemonium’’ et ‘’Ma mère se cachait pour pleurer’’ publiés à Paris en 2014, le jeune écrivain gabonais justifie son choix pour la poésie « J’ai choisi la poésie parce que je trouve que c’est le genre littéraire propice à ce genre de message. La poésie me permet de dénoncer plus facilement, plus concrètement, plus profondément. »

« Dites au roi d’aller au diable » est le 4e livre ( La Doxa Editions Paris 2014) du Gabonais Pether Stephen Assaghle qui sera disponible à Libreville dans les prochaines semaines.


YAO

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