Limogeage des hauts cadres de l’Administration : Entre punition et coup d’éclat !

vendredi 25 novembre 2016 Politique


Après le Directeur général de la documentation et de l’immigration, le Général Embinga pour sa "mauvaise gestion" du dossier Echos du Nord, le tour revient aujourd’hui à Jean-Fidèle Otandault, qui vient d’être suspendu de la Direction générale du budget. Dans l’opinion, les commentaires ne tarissent pas. Certains y voient un coup d’éclat du Gouvernement Issoze-Ngondet, destiné à détourner l’attention des Gabonais du contentieux électoral. D’autres saluent des mesures exemplaires pour punir les cadres indélicats qui écument impunément l’Administration gabonaise.

Il n’aura fallu que quelques deux semaines seulement à Jean-Fidèle Otandault, le Directeur général du Budget et des comptes publics pour être lui aussi suspendu après le limogeage du Général Celestin Embinga de la Direction générale de la documentation et de l’immigration au début du mois en cours. Si Embinga a été démis de ses fonctions par le ministre de l’intérieur, Lambert Mata pour sa " gestion unilatérale" du dossier Echos du Nord, avec le passage à tabac de tout le personnel de l’hebdomadaire, Otandault lui vient d’être mise à l’écart de ses fonctions par son ministre de tutelle, Mathias Otounga Ossibadjouo qui n’aurait pas supporté les déclarations de son Directeur général parues dans le quotidien « L’Union », notamment dans sa livraison du 2 novembre dernier. Pire le Directeur du budget et des comptes publics ne se serait même pas présenté à la réunion convoquée par son ministre de tutelle, le 11 novembre. Une réunion à laquelle prenait part tous les responsables des directions relevant de sa tutelle et durant laquelle le ministre allait remonter les bretelles à son directeur, après l’interview accordée par ce dernier au journal L’Union. Mais l’absence injustifiée de Jean-Fidèle Otandault aura sonné le glas de sa suspension au cours de ladite réunion par le Ministre du Budget, qui visiblement n’a pas supporté cette bravade de trop.

Des sanctions qui ne passent pas inaperçues

Les réactions qui fusent désormais dans l’opinion après le limogeage de Célestin Embinga de la DGI et la suspension de Jean-Fidèle Otandault de la Direction générale du Budget et des comptes publics n’en finissent plus d’alimenter les débats dans l’opinion. Si certains voient dans ces sanctions des mesures coercitives exemplaires du Gouvernement Issoze-Ngondet, destinées à mettre sur pied une administration normalisée et épurée de cadres « tout puissants » qui n’en font qu’à leurs têtes, d’autres au contraire y voient une chasse aux sorcières, mieux un règlement de comptes, et donc un coup d’éclat destiné à détourner l’attention du contentieux postélectoral.

D’autres encore parlent même d’un piège tendu au Général Embinga et à Otandault. Et pour cause, les deux infortunés ne parleraient plus la même langue avec le pouvoir en place. Des réactions fondées ou pas ? Toujours est-il que ces mesures quasiment rares sous nos cieux, sonnent désormais comme un avertissement dans une Administration où certains cadres, imbus se considèrent parvenus et donc Hommes à tout se permettre.


Charles Nestor NKANY

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