Les Tam-tams africains du 29 au 30 janvier prochain : Victoire Lasseni Duboze vise l’intégration par la culture !

lundi 25 janvier 2016 Culture & people


En optant pour faire venir à Libreville des Hommes de culture d’une dizaine de pays africains pour un premier festival du genre, Victoire Lasseni Duboze qui est partie du principe selon lequel aide-toi et le ciel t’aidera, son institution « le Relais d’Arts Victoire Issembe » ayant pris presque qu’à cent pour cent l’organisation de l’évènement, a voulu défier dans le bon sens l’Afrique et l’amener à se convaincre que ses problèmes peuvent trouver des solutions sur un terrain autre que la politique, la culture, nous avons cité.

En fin de semaine à Libreville, à l’ « Arche de l’Alliance » derrière le camp de Gaulle, vont se produire des groupes culturels venus du Bénin, du Cameroun, de la Côte-d’Ivoire, de la Guinée-Conakry, du Mali, du Maroc et du Sénégal, qui s’associeront à ceux du Gabon ayant consenti à prendre part à cet évènement inédit. Le premier du genre qu’abrite et qu’organise « le Relais d’Arts Victoire Issembe » et qui vient bien à son heure du fait que des problèmes tels la marginalisation, la xénophobie, la haine, la calomnie ... se développent dans les esprits des africains à la vitesse grand V, instrumentalisés qu’ils sont parfois par des hommes politiques en quête de notoriété. Alors que chaque jour que Dieu fait, toutes les populations sont soumises au même traitement et qu’elles attendent en vain quelqu’un pour les en sortir.

A la réflexion, ces problèmes, peut-être pas tous, car cela dépend également de la nature, trouveraient des solutions dans l’application de certaines thérapies dont celle par la culture qui est la seule la plus apte à conduire les peuples vers « le vivre ensemble » tant prôné, mais qui éprouve tout le mal du monde à être concrétisé. « La nuit des Tam-tams africains », c’est des symboles. D’abord, celui que véhicule le Tam-tam, instrument de communication traditionnel des africains depuis la nuit des temps, ensuite celui qui fait référence à la nuit en tant que moment pendant lequel les habitants du continent s’invitaient autour du feu de bois pour écouter les contes et les légendes du terroir rapportés par les vieux, ceux- là même dont l’africaniste Amadou Hampaté Bâ avait dit qu’ils étaient des bibliothèques qui brûlaient à leur mort.

En réunissant ici à Libreville les meilleurs percussionnistes, patrimoniaux et contemporains de huit pays d’Afrique, « le Relais d’Arts Victoire Issembe » tente de lutter contre les préjugés dont l’origine est principalement la méconnaissance de l’autre à travers sa culture. C’est aussi une occasion qui est offerte au public de vivre un spectacle riche, non seulement par sa diversité culturelle, mais aussi par la beauté des sons et l’harmonie des gestes exécutés par les différents artistes. Objectif : faire résonner tous ces instruments à l’unisson et démontrer même aux esprits les plus retors que l’Afrique est une et indivisible, ses problèmes, les mêmes du nord au sud, d’est en ouest et qu’au lieu de se morfondre seul dans son coin, chaque africain doit pouvoir s’associer à l’autre pour qu’ensemble ils s’investissent dans la quête de solutions aux innombrables maux qui minent le continent plutôt que de se tirer dessus à longueur de journée ou développer l’animosité entre eux quelque qu’en soit le commanditaire.

L’Afrique, présentée comme la mère de la civilisation n’en n’est pas moins le continent où la jeunesse représente le plus gros des troupes auquel il faut assurer un avenir radieux en lui donnant des gages de solidarité, la solidarité par laquelle passe toute assurance, ne dit-on pas que seul on est fragile et qu’ensemble, on est fort ? L’écrivaine et militante active pour les causes de paix qu’est Victoire Lasseni Duboze nourrit depuis des lustres l’ambition à travers les évènements qu’elle organise, de faire de la culture, un cheval de bataille pour le rapprochement des peuples. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’elle a créé le lieu d’échange « Relais d’Arts Victoire Issembe » au sein duquel expériences, talents, messages d’amour, de paix et de partage restent le leitmotiv.

Cette femme engagée, mariée et mère de six enfants, est avant tout une artiste dans l’âme. Bien qu’elle soit principalement connue pour son projet artistique et culturel « Les Enfants du Monde » lancé il y a 25 ans déjà dans le but de faire des enfants de couches sociales disparates des messagers de la Paix, elle est aussi l’auteure de cinq albums musicaux et d’un recueil poétique intitulé « Au bout de mes rêves » qui lui a valu une invitation au Festival d’Avignon en 2012 afin de présenter son adaptation en comédie musicale. C’est dire !


Dounguenzolou

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