Les crèmes blanchissantes à base d’hydroquinone interdites de vente en France !

mercredi 26 novembre 2008 Santé

Interdites de publicité dans certains pays africains dont le Burkina Faso, les crèmes et laits éclaircissants ou encore qualifiés de blanchissants, ne sont plus les bienvenus dans les rayons des boutiques cosmétiques françaises et encore moins, dans les pharmacies. Il s’agit essentiellement des crèmes et laits faits à base d’hydroquinone et de corticoïde.

Ayant naturellement des zones du corps beaucoup plus foncées les unes des autres (fesses, coudes, genoux, orteils etc...), les femmes noires et métisses ont pour la plupart tendance à unifier leur teint ou carrément, à l’éclaircir avec des produits cosmétiques à base d’hydroquinone ou de cortisone, habitude qui, depuis le début des années 80, a eu tendance à s’étendre à travers le continent.

Ce soucis, souvent d’ordre esthétique, s’est au fil des décennies, transformé en véritable obsession : celle d’avoir une peau claire dans le but de plaire encore plus à ces messieurs.

Malgré les campagnes de sensibilisation de lutte contre les éclaircissements intempestifs causant de sérieux troubles à la peau des utilisatrices des produits contenant ces substances cancérigènes :

- l’hydroquinone, qui à forte concentration et usage régulier est cancèrigène et dégrade la peau de façon quasi-irrémédiable et dont la vente est désormais interdite en France ce, depuis 2000, restent malheureusement encore accessibles dans certains pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique.

- la corticoïde, puissant mais aussi très dangereux actif éclaircissant, s’introduisant dans le sang et provoquant des conséquences irrémédiables sur la peau.

Ce sont le plus souvent des produits qui ont une vocation médicinale et dont la prescription se fait sous ordonnance. L’utilisation régulière et journalière de ces produits est dangereuse et mortelle.

Et, c’est ce dont devra répondre, un commerçant du quartier de la Goutte d’or dans le 18ème arrondissement de Paris, précisément à Barbès Rochechouard, sujet en septembre dernier d’une saisie de 2000 tubes à base d’hydroquinone et interdits de vente. Une nouvelle affaire de crèmes blanchissantes amenée devant le tribunal correctionnel de Paris qui devrait faire prendre conscience aux utilisatrices des méfaits qu’occasionnent ces produits nocifs.

Aujourd’hui, les questions qui se posent, est de savoir où ces crèmes sont fabriquées et par qui ? Mais aussi, pourquoi malgré l’interdiction de vente sur le marché, elles sont toujours aussi faciles à se procurer ?

Le site 20 Minutes.fr qui a mené l’enquête au marché Château rouge, a recueilli les avis qui suivent :

Premier constat : les boutiques de cosmétiques abondent dans ce quartier composé d’une population essentiellement d’origine africaine. A l’intérieur des échoppes, de faux ongles, de faux cheveux, ainsi qu’une multitude de produits pour se blanchir la peau. Les vendeurs expliquent que ces crèmes contiennent des plantes, en aucun cas des substances interdites.


Mais, il suffit de prononcer le terme « hydroquinone » pour susciter la crainte : « C’est interdit, certains ont eu des problèmes avec ça, on n’en vend pas chez nous. » Pourtant, en insistant, un gérant de boutique de cosmétiques confie qu’il y a une vraie demande d’hydroquinone : « Il y en a partout, les ordonnances pour les produits les plus forts, c’est facile à obtenir ! La vérité c’est qu’on nous empêche de travailler. Si les produits arrivent ici c’est qu’ils passent les douanes, non ? »


Contrôles « réguliers »


La douane explique, elle, avoir « rarement » des saisies d’envergure en la matière. La dernière remonte à 2006 : quelque 20 000 savons et lotions éclaircissants, destinés à alimenter notamment la région Ile-de-France, avaient été découverts au port du Havre. Jean-Paul Pecquet, commissaire divisionnaire du 18e, souligne que les contrôles sont « réguliers » dans la Goutte d’Or, qui n’est pas le seul quartier touché, à l’instar de Château d’Eau (10e). Mais il le reconnaît : « Il y a encore des ventes de produits interdits. C’est très clandestin, ça se fait sous cape, dans les arrière-boutiques.

Constat fait, la lutte contre ces vendeurs de produits néfastes est loin d’être terminée et, les campagnes de sensibilisation menées contre le blanchissement de la peau devront se poursuivre encore et encore quant à faire du matraquage.


Gaboneco .com

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