Leadership politique : Les fils d’Okondja voguent en eau trouble !

mercredi 21 juin 2017 Politique


L’Etat providence par ces temps de vaches maigres, encore que lorsqu’elles étaient bien grasses, rien de palpable n’était fait en faveur de cette petite localité du sud-est du Gabon dans la province du Haut-Ogooué. Les preuves parlent d’elles-mêmes. Pour sortir de cette réalité affligeante, sans pour autant faire l’éloge du repli identitaire, Il faut peut-être conseiller aux ressortissants de tous les coins et recoins du pays, de se mettre au service de la localité dont ils sont originaires. Ce n’est donc pas être mauvais citoyen que de parler en ces termes, surtout que la géopolitique qui suppose que toutes les provinces soient représentées au sommet de l’Etat, reste encore de mise de nos jours. Alors, pourquoi en vouloir à ceux qui s’inscrivent dans cette logique ?

Il se passe des choses vraiment curieuses entre fils d’Okondja. Certains qui ont occupé de hautes fonctions sous l’ancêtre Bongo père en ont contre d’autres qui bénéficient, soit-dit en passant, de la confiance d’Ali Bongo Ondimba. Et pourtant, le niveau de développement atteint aujourd’hui par la localité aurait pu être doublé voire triplé, si tous ses ressortissants comprenaient qu’ils n’ont aucun intérêt à cultiver la division, mais qu’ils ont plutôt tout à gagner à s’unir et capitaliser leurs énergies et leurs intelligences pour le bien de la communauté. L’intérêt général ne vaut-il pas mieux que l’égoïsme qui caractérise hélas plusieurs de nos compatriotes ?

Si Mathias Otounga Ossibadjouo s’échine à rendre des services visant à améliorer la qualité de la vie de ses sœurs et frères et se présente de plus en plus comme le mécène que les habitants d’Okondja attendaient depuis des lustres, pourquoi cela devrait-il faire mal à d’autres qui, en leur temps, ont plutôt brillé par l’individualisme et leurs petits profits égoïstes ? Plutôt que de lui faire la guerre par personnes interposées parfois, ne vaut-il pas mieux l’imiter sainement, en nous investissant comme lui également dans la construction, sinon la réfection des routes, l’assainissement des voiries, les mairies locales et autres conseils départementaux ne bénéficiant pas souvent d’une enveloppe assez conséquente pour réaliser certains travaux, du moins jusqu’à leur terme.

Comment alors expliquer cette haine vouée à quelqu’un qui ne veut que d’une et d’une seule chose : que son département sorte du sous-développement, non pas avec des paroles vaines, mais en posant des actes concrets qui font la fierté de tout le monde ! Comme quoi, les incapables et les méchants croient que la terre est faite rien que pour eux et que d’autres personnes n’ont pas droit de goûter aux délices de la vie. A quoi sert-il de se liguer contre quelqu’un qui pense qu’à chaque rentrée scolaire, les enfants de la contrée dont les parents font face à d’énormes difficultés et qui réclament en silence leur trousseau scolaire, méritent qu’on vole à leur secours ?
Comme toutes les autres localités gabonaises, Okondja a toujours eu ses cadres qui auraient pu changer la donne et relooker la ville pour qu’elle ait enfin l’image qu’elle devrait avoir.

Paul Toungui pour ne citer que cet exemple, n’a-t-il pas été pendant plusieurs décennies aux premières loges lorsque Omar Bongo en faisait un ministre presqu’indéboulonnable dans ses différents gouvernements ? Mais que dire de son bilan ? Est-il logique que, lui, tienne un discours autre que celui consistant à demander des excuses auprès des populations ? Qui l’a empêché pendant qu’il était aux affaires de s’illustrer positivement auprès des siens pour que ces derniers gardent l’image la meilleure qu’ils pouvaient garder de lui ? Est-il normal qu’il s’en prenne à qui veut aider les populations d’Okondja à s’émanciper au même titre que certaines autres ? A quoi cela sert-il par exemple que certaines personnalités tapies dans l’ombre agitent des marionnettes pour tenter de déstabiliser ceux qui ont compris que l’on ne peut pas vivre en autarcie et que l’on a toujours besoin d’un plus petit que soi ? Certes, nous avons été habitués sous nos cieux à croire que la politique est affaire de promesses et de paroles en l’air, affaire de corruption et d’abus de confiance dont les populations sont les principales victimes.

N’est-il pas temps que l’on se mette à l’esprit que le bon sens étant la chose du monde la mieux partagé, il faut que, s’appuyant sur un tel postulat, chacun selon ses moyens, se mette au service de la communauté pour espérer bénéficier de son franc soutien, surtout lorsque l’on se proclame homme politique, même si ici nous sommes sous les tropiques où des pesanteurs demeurent et font que nous ne puissions pas facilement nous épanouir. L’unité, l’effort, la solidarité, l’altruisme, voici quelques vertus qui, si elles sont respectées, font de nous de grands hommes, capables de mériter la fidélité du peuple et ses encouragements. Il ne sert à rien de vouloir nuire à autrui. Si Mathias Otounga Ossibadjouo se montre très proche des populations d’Okondja à travers son engagement à vouloir les sortir du besoin, commet- il une faute, un péché impardonnable ?


Cesard Kalengori

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