Le Premier secrétaire du MESP face à la presse :Dr Mouanga Mbadinga pour un dialogue inclusif

jeudi 24 décembre 2015 Politique


Le premier Secrétaire du Mouvement d’Emancipation Socialiste du Peuple, MESP, Docteur Mouanga Mbadinga, était face aux médias qu’il a conviés pour une communication hier au siège de la formation politique. Trois points ont longuement été développés lors de la conférence de presse : le terrorisme, la participation de l’opposition aux plénières du Conseil national de la démocratie, CND, et la révision de la liste électorale. Le démocrate que l’opposant dit être s’est saisi de l’occasion pour donner son avis qu’il veut partager avec ses compatriotes.

Croyant que tout ou presque avait été dit par les partis politiques signataires de la déclaration du 23 mars 2015 lors de leur sortie du 16 novembre de la même année, le premier Secrétaire du MESP, enseignant de formation chez qui la pédagogie est inscrite en lettres d’or, a cru bon d’à nouveau édifier ses compatriotes par médias interposés sur ce que sa formation politique et ses alliés du Front socialiste faiblement représentés à la conférence de presse de mercredi 23 décembre 2015, ce qui n’a rien à avoir avec leurs convictions longtemps partagées, pensent au sujet des trois grands faits d’actualité que sont le terrorisme, la participation de l’opposition aux plénières du CND et la révision de la liste électorale.

Docteur Mouanga Mbadinga qui a relevé les pesanteurs existentielles inhérentes à la cohabitation au sein de l’opposition aujourd’hui entre ce qu’il appelle les « opposants » auxquels il appartient avec le MESP et les « mécontents » parmi lesquels ceux qui ont quitté le PDG par saute d’humeur pour s’opposer au nouveau traitement qui leur est désormais réservé par le pouvoir actuel, a d’abord tenu à présenter le terrorisme, phénomène en expansion, a-t-il craint, comme une pratique sauvage suite à laquelle de nombreux innocents sont tués, non sans appeler ses compatriotes à faire cause commune avec les peuples des pays victimes de la barbarie souvent imputée à des sujets musulmans qu’il s’est gardé de citer.

 Toutefois, a-t-il relevé pour être compatissant, qu’il est à regretter que le phénomène transnational n’ait pu encore être éradiqué. Invitant du coup les autorités gabonaises à prendre leurs responsabilités face à ce fléau, marquant sa désapprobation face à un pouvoir qui se saisirait de cette stratégie et compterait beaucoup plus sur des mercenaires et forces étrangères que sur le peuple, ferment de la démocratie.

Du 29 octobre au 7 novembre 2015, s’est tenue la deuxième session plénière du Conseil National de la Démocratie en présence de formations politiques de l’opposition qui jusqu’ici boudaient l’institution au nombre desquelles le MESP qui n’avait pas participé à la première session. Le sujet a intéressé également Docteur Mouanga Mbadinga au point de l’amener à relever pour lever toute équivoque que son parti a claqué la porte de la réunion durant laquelle le bureau directeur du CND a été élu au motif qu’il refusait l’attitude unilatérale et dictatoriale du pouvoir en place qui consistait à tenter d’imposer à toute la classe politique, sans le moindre changement, le texte fondateur et l’esprit étriqué du nouveau CND. Autre grief fait au pouvoir par le MESP, le fait qu’il ait voulu faire de l’institution dirigée par Séraphin Ndaot Rembogo, sans condition, le cadre du dialogue qu’il tient à cœur. Et Docteur Mouanga Mbadinga d’asséner : « la décision prise au sein de notre parti de prendre part à la deuxième session du CND a été dictée par notre volonté de voir s’organiser un dialogue inclusif et sans tabou auquel nous avons-nous- mêmes appelé et que nous considérons comme la voie actuelle pour sortir notre pays de l’état de jungle dans lequel il est entrain de s’enliser et d’ouvrir le champ à la démocratie, à l’Etat de droit et au progrès. »

Abordant enfin le troisième point à l’ordre du jour de sa conférence de presse, le leader du MESP a déclaré que l’opération d’enrôlement des électeurs décidée par le ministre de l’Intérieur est apparue dans les milieux de l’opposition comme un signe d’ouverture, regrettant que dans le fond, elle s’intègre bel et bien dans la stratégie du pouvoir consistant à empêcher l’établissement d’une véritable liste électorale présentée comme un des gages d’une élection démocratique, juste, transparente, crédible et apaisée. Docteur Mouanga Mbadinga a déploré le fait que Pacôme Moubelet Boubeya ait rejeté les préalables de l’opposition au sujet de la confection de cette liste électorale qu’il accuse de souffrir de ne pas être consensuelle. 


Dounguenzolou

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