Le PDG est-il une secte ?

lundi 21 septembre 2015 Politique


« L’Homme est loup pour l’Homme », clamait en son temps, le philosophe Thomas Hobbes. Une maxime cadrant à merveille avec la réalité du Parti Démocratique Gabonais, le PDG. Cette formation politique est tenue de main de maitre par un noyau dure, usant de tous les moyens possibles et inimaginables pour promouvoir ou dégommer les « brebis » qu’ils jugent galeuses. A la lumière des faits, on se demande si les idéaux prônés par les pères fondateurs ne sont pas allègrement foulés, quotidiennement, aux pieds par les « maîtres de l’ombre » ? Analyse.

A bien d’égards, le fonctionnement du « parti de masse » ou plutôt les promotions internes semblent n’obéir à aucune logique. Un euphémisme pour dire que l’avancement au sein du PDG relève de l’incompréhensible, voire de l’irrationnel ! Les différentes nominations et autres gratifications ne sont pas mesurées à l’aune du militantisme. Les grandes décisions sont dictées par une minorité, évoluant dans les hautes sphères du parti. Les membres influents du sérail, sont les seuls à avoir voix au chapitre ! Du coup, la base et les milliers de sympathisants de ce bord politique, constituant le gros des troupes, subissent purement et simplement le dictat et la volonté des « puissants camarades ». Pire, ces membres du « shadow cabinet », (Ndlr : comprenez, le cabinet de l’ombre), étendent leurs tentacules jusqu’en dehors du parti fondé par feu Omar Bongo Ondimba. Le Gouvernement et ses différents démembrements, bref l’Etat n’échappe pas à leur contrôle. C’est certainement un des facteurs explicatifs des volées de bois verts et passes d’armes épiques entre militants.

 Le coup de gueule de « Héritage & Modernité » !

La sortie d’Alexandre Barro Chambrier, Porte-parole de « Héritage & Modernité » et ses affidés, a certes été maladroite dans la forme, mais pleine de sens dans le fond. Il est impérieux de redonner à la base et autres organes intermédiaires du parti sa place d’antan. Signalons au passage que cette base marginalisée, constitue le fer de lance de cette formation politique. Le patron du PDG et par ailleurs Premier Magistrat gabonais est une Institution qui ne saurait être la propriété de petits groupes de privilégiés, généreusement gâtés par la nature. On en veut pour preuve, les nombreuses guéguerres intestines enregistrées au PDG.

Le PDG, une patinoire !

Autre fait déplorable, les nombreuses peaux de bananes jonchant les différents niveaux du parti de masse. Les militants se font des coups bas, et ce, au grand jour. Les démissions et les évictions de certains hauts cadres, du parti et de la République sont, très souvent, le fait des propres militants du PDG. Le Général, Flavien Nziengui Nzoundou, tout récemment nommé Vice Premier Ministre, est l’exemple palpable. On se souvient que la défection des conseillers, pourtant du même bord politique que lui, avait été à l’origine de la reprise du scrutin. Dans la même foulée, le hold-up à la tête du Conseil Départemental du Ntem de l’indépendant, Alfred Memine-Me-Zue est une énième preuve des entourloupes politico-politiciennes internes. Comment comprendre qu’Alfred Memine-Me-Nzue, a-t-il tiré son épingle du jeu ? La réponse coule de source : tout simplement à cause des problèmes d’égo. Une élection qui avait soulevé un véritable tollé dans le landerneau politique ! Et la liste des peaux de bananes internes est loin d’être exhaustive. On se demande alors si le triptyque : « Paix, Développement et Partage » est-elle encore une réalité ? L’unité nationale tant prônée par le prédécesseur de l’actuel patron du PDG est-elle pratiquée dans le parti de masse ? Des interrogations à méditer !


Paul Ndombi

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