Le Discours de Bertrand Zibi Abeghe au second degré !

vendredi 29 juillet 2016 Politique


Non pas que l’on ait applaudi le geste posé par le député démissionnaire du Parti démocratique gabonais du deuxième siège de Minvoul, Zibi Abeghe, mais simplement que nous voulons, contrairement à beaucoup d’entre nous qui n’y ont vu qu’un acte teinté d’impolitesse à l’endroit d’un supérieur et d’un grand frère, nous sommes en Afrique, nous n’avons donc rien à vous apprendre sur les us et coutumes en vigueur depuis la nuit des temps chez nous, apporter une autre lecture à l’analyse de certains propos tenus sur un certain média par le ressortissant de Bolossoville.

Personne, même pas les autorités en place que l’on accuse peut- être à tort de vouloir embraser le pays, ne sortirait gagnant d’une crise du genre guerre civile dans un pays qui ne compte qu’un peu plus d’un million huit cent mille habitants. Parce que s’il est vrai que la plupart de ceux qui meurent en pareille circonstance sortent, pour reprendre le langage utilisé par Zibi Abeghe, des « mapanes », il reste que chaque être humain étant doté d’une conscience qui l’interpelle tous les instants de la vie et chacun étant subjugué en politique par l’idée selon laquelle, dixit Machiavel, « on a raison lorsque l’on est au pouvoir et tort lorsque l’on l’a perdu », en substance, il est un fait presque commun qui lui recommande de tenir compte de l’équilibre social pour légitimer son pouvoir.

C’est pourquoi les propos tenus par l’ex- député PDG, plutôt que d’être seulement lus comme une volonté de trahir et une forme de désinvolture, devraient mériter une analyse profonde et conduire peut- êtreceux qui nous gouvernent à plus de sagesse pour qu’enfin, l’on comprenne qu’il n’ya pas, malgré les ambitions des uns et des autres, mieux que le Gabon et son peuple qui paient le lourd tribut des comportements déviants des politiques, Omar Bongo Ondimba l’a reconnu au soir de son magistère, d’autres parmi ses lieutenants aussi qui ont malheureusement la fâcheuse manie de tourner casaque, alors qu’il serait plus qu’opportun pour eux aujourd’hui de reconnaître leurs erreurs, les erreurs du passé, pour que l’on tourne définitivement, si ce n’est progressivement, la page du bon vieux temps de l’insouciance et de la gabegie dont l’on sait où il a conduit le Gabon qui ne mérite pas le sort qui lui est jusqu’ici réservé.

Qu’est- ce à dire ?

Ceci pour dire qu’il est possible que des opposants déclarés de maintenant se rapprochent, accident pouvant intervenir, prenons le mot accident au sens étymologique, du tenant du pouvoir de façon diurne ou nocturne, cela importe peu, pour tenter de se refaire une carapace, eu égard au fait qu’ici, comme le déclare souvent Ali Bongo Ondimba, le ventre est celui qui guide les attitudes et autres prises de position.

Car, comment admettre qu’alors qu’elles disent s’être engagées sur la voie du changement véritable, des personnalités comme Guy Nzouba Ndama et René Ndemezo Obiang en soient, devant la Cour constitutionnelle qui les confondait, à regretter d’avoir omis, soit de bien lire un document à eux remis par la défense, soit à regretter d’avoir cité des noms de personnalités passionnément, sans avoir pris le temps de se rassurer sur la véracité de la thèse qu’elles allaient soutenir. Quelle honte pour des gens qui aspirent gouverner le Gabon !

Nous croyons qu’il est plus facile, plutôt que de jeter entièrement l’anathème sur Zibi Abeghe, de se représenter le pays comme la terre de tous ses fils et à ce titre leur demander de quelque bord qu’ils soient de lui rendre ce qu’elle leur a donné gracieusement. Cela éviterait au peuple de s’interroger sur les motivations des uns et des autres et le rassurerait davantage sur la qualité des hommes politiques. « Nous n’avons pas de pays de rechange » a-t-on souvent entendu dire, mais qu’est-ce à dire ? Simplement qu’il n’y a pas lieu de tergiverser lorsque l’on évoque des idéaux comme le nationalisme ou le patriotisme qui dépassent le stade strict de sa propre pensée pour faire corps avec toutes celles des autres dont le regard est tourné dans la même direction que vous. Nous avons de tout temps entendu parler de la paix, ce n’est pas un vain mot et nous nous devons pour la préserver de tenir un discours cohérent les uns vis- à- vis des autres et poser les actes qu’il faut au bon moment en au bénéfice de tous pour ne pas donner l’impression qu’on ne prêche que pour sa propre chapelle.

Attention, danger !

Car, c’est lorsque l’on a du mal à se débarrasser de certains a- priori que l’on déclenche chez l’autre l’adversité et installe le mécontentement et la méfiance, si ce n’est la controverse. Laquelle ? Question à laquelle chacun peut en toute âme et conscience répondre à la lumière de son expérience. Nous ne méritons pas cela ! C’est ce qu’il faut plutôt voir à notre humble avis dans le cri du cœur de l’ancien « capiste », l’enfant des « mapanes » révolté, qui a peut- être eu tort sur la forme, mais à y regarder de plus près, pas sur le fond. Si l’on tient compte du fait qu’il n’ya plus pour les Gabonais, les candidatures ayant été validées par la Commission électorale nationale autonome et permanente, Cénap, et la Cour constitutionnelle récemment, que d’aller voter pour le candidat de leur choix, tout en évitant des confrontations inutiles qui dévieront le pays de sa trajectoire démocratique chèrement acquise, sauf si l’on pense le contraire.


Dounguenzolou

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