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Le calvaire des piétons à Libreville

mardi 13 octobre 2015 Société & environnement


Avec la reprise des cours dans les lycées et collèges de Libreville, de nombreux de piétons vivent de nouveau la croix et la bannière. Et pour cause, les chauffeurs de taxis et autres transports publics dictent leur loi. La demande étant supérieure à l’offre, les taximen profitent de cette situation pour saucissonner les trajets, créant ainsi une « inflation ».

Les interminables files d’attentes, observées, çà et là dans les artères de la capitale gabonaise, sont symptomatiques d’un sérieux problème dans le secteur des transports publics. Les piétons doivent attendre des minutes entières, voire des heures pour pouvoir embarquer dans un taxi, et ce, dès les premières heures de la journée.

Pour éviter ce désagrément, mais surtout rallier leur lieu de travail à temps, bon nombre de professionnels (pour la plupart exerçant dans le privé), quittent leur domicile dès les premiers rayons de soleil. Une stratégie permettant d’une part d’éviter les pénibles embouteillages, et d’autre part d’obtenir facilement et rapidement un moyen de transport. Malheureusement, ils courent d’énormes risques, au regard de l’insécurité galopante. Ainsi travailleurs et élèves se disputent les transports, bien souvent à coups de bousculades.

Quand le physique est mis à profit !

Voir des adolescents et adultes « s’étriper » pour embarquer dans un taxi-bus, surtout aux heures de pointe, est en passe de devenir un spectacle banal. Dans ces moments de forte concentration humaine, les plus rusés, plutôt les plus téméraires arrivent à tirer leur épingle du jeu. Ils embarquent ainsi à coup de bousculades volontaires. En fait, ils ne font qu’appliquer le dicton selon lequel « la loi du plus fort est toujours la meilleure ». Et durant, ces grandes affluences, la raison et le bon sens, comme par enchantement s’échappent même des esprits les plus éclairés. Objectif : emprunter coûte que coûte et surtout rapidement un taxi.

Au calvaire des piétons s’ajoute également le comportement antipathique de certains chauffeurs de taxis.

La mauvaise foi des taximen !

Le Gabon étant traversé par l’équateur, il va sans dire que la chaleur atteint des températures insoutenables, surtout en saison de pluie. Les abris bus sont quasiment inexistants à Libreville, du coup, les piétons sont souvent sous tension. Et pour cause, les conditions atmosphériques sont bien rudes. Faisant fi des aléas climatiques, certains taximen s’illustrent par un comportement peu recommandable. Pire, ils frisent même l’impolitesse. Ils ne daignent même pas répondre à certaines propositions, grondant voire injuriant souvent les passagers. Bref, la liste des impairs commis par ces derniers est loin d’être exhaustive. En fait, ces derniers se frottent les mains à l’écoute des « mises » alléchantes. Pour des espèces sonnantes et trébuchantes, les taximen bravent toutes les distances.

Le plus offrant est choyé et transporté sans rechigner. C’est d’ailleurs ce qui explique le « saucissonnage » tacite des trajets. Ces derniers clament haut et fort, mais surtout en toute fierté que le prix à la pompe ne fait que grimper, sans que celui du transport ne connaisse le même sort. Peut-on s’attendre à autre chose, quand on sait que les taximen sont loin d’être des philanthropes ?

                                         


YFI

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