Lancement du projet de lutte contre le paludisme par la Croix-Rouge gabonaise

vendredi 6 novembre 2015 Société & environnement


Le président national de la Croix-Rouge gabonaise (CRG), Guy-Patrick Obiang Ndong et le représentant du chef de la délégation de l’Union européenne ont procédé au lancement du projet de lutte contre le paludisme le 3 novembre 2015

Estimé à un montant de 473 583 euros (environ 310 millions de Fcfa) et financé à 90% par l’Union européenne, le projet de lutte contre le paludisme à Libreville et Owendo, a été lancé mardi 3 novembre dernier. Le travail consiste à effectuer une enquête sur les connaissances, les attitudes, les pratiques des populations vis-à-vis du paludisme ; à organiser des campagnes de sensibilisation et d’assainissement ainsi qu’à distribuer des moustiquaires imprégnées.

Cette manifestation s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités dont le repréentant du chef de la délégation de l’Union européenne, du directeur général du Programme national de lutte contre le paludisme, du 5è adjoint au maire de la commune de Libreville chargé de la Santé et des chefs de quartiers des communes de Libreville et d’Owendo..

Guy-Patrick Obiang Ndong a tenu à préciser que cette initiative conduite par la Croix-Rouge gabonaise pour une durée de trois ans vise à améliorer l’état de santé des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans des quartiers sous-intégrés, en impliquant les communautés locales.

Selon la directrice santé et affaires sociales de la Croix-Rouge, Elise Masiulis, ce projet devra, à terme, permettre à 70% de la population cible de connaître les modes de transmission et les facteurs de risque du paludisme ; de dormir sous des moustiquaires imprégnées ; d’augmenter de 20% l’enregistrement des populations vivant dans les quartiers cibles auprès de la Caisse nationale de sécurité et de garantie sociale ; de sensibiliser 80% des femmes en âge de procréer et les parents d’enfants de moins de cinq ans sur la prévention du paludisme et les mesures d’hygiène et d’assainissement ; de former 80% des volontaires du projet aux techniques d’information-éducation-communication ; de réaliser 80% de la campagne de lutte anti-vectorielle avec la participation des communautés.

« Il faut éradiquer le paludisme, pour espérer atteindre le développement. Cette maladie coûte cher à notre pays. En 2013 c’est près de 30 milliards de francs qui ont été investis pour l’endiguer », a déclaré le directeur du Programme national de lutte contre le paludisme, Etienne Nzengue.

 


AEL

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