UN IMMENSE POTENTIEL
EN MATIÈRES PREMIÈRES
Le sol et le sous-sol gabonais regorgent de ressources
considérables,
parfois très rares comme le niobium. Si
certaines arrivent aujourd’hui en fin de
réserves
comme l’Uranium, d’autres sont identifiées
mais encore inutilisées.
LE BOIS, UNE RICHESSE ÉVIDENTE
Avec 22 millions d’hectares de forêt,
le bois constitue pour le Gabon la première
et la plus évidente ressource naturelle,
ressource
d’autant plus importante qu’elle
se régénère si elle est
correctement exploitée. Les
Européens furent d’abord intéressés
par l’ébène,
un bois très prisé par les ébénistes
depuis la Renaissance italienne. Charles de chevenne
avait vainement tenté d’intéresser
les sociétés
françaises à l’Okoumé dans
les années 1850 mais c’est Schultz,
consul allemand qui réussira à intéresser
une firme de son pays à
la fin du XIXe siècle à ce bois
tendre, facile à dérouler, utilisable
en ébénisterie comme pour le contreplaqué.
Mais si l’Okoumé,
qui
ne pousse quasiment qu’au Gabon, reste
la ressource la plus exploité de nos jours,
le pays recèle de plus de 500 espèces
différentes
dont une cinquantaine sont commercialisées.
OR NOIR, LA FIN DE L’ABONDANCE
La découverte de pétrole et son
exploitation dans les années 60 fût
le véritable
moteur de l’économie gabonaise.
Mais il s’agit aujourd’hui d’une
ressource moins abondante, les champs pétrolifères
les plus rentables étant vieillissants
et les prospections révélant
des réserves certes abondantes, mais situées
dans des zones ou à des profondeurs coûteuses à exploiter.
Le pétrole reste tout de même
la première source de devise et le plus
gros poste de recette de l’État
Gabonais.
MOANDA ET LE MANGANÈSE
Exploitée à ciel ouvert, la mine
de Moanda produit un minerais de manganèse
de qualité exceptionnelle (95% de la production
est composée de manganèse métallurgique
pur) qui fait de lui le troisième producteur
mondial après l’Afrique du Sud et
la Russie. La mise en service en 2001 d’une
usine d’agglomération et d’enrichissement
des fines permet de rentabiliser au maximum cette
précieuse
ressource.
L’OR DES PYGMÉES
L’or sédimentaire se trouve en quantité importante
au Gabon avec des réserves estimées
entre 30 et 50 tonnes, mais il est aujourd’hui
exploité par
des méthodes artisanales
et provient en grande partie du troc fait avec
les pygmées. Des groupes étrangers
semblent pourtant s’y intéresser
avec des promesses d’investissements importants.
DES MINERAIS IDENTIFIÉS
MAIS ENCORE INEXPLOITÉS
Le sous-sol gabonais regorge de ressources géologiques
très intéressantes,
repérées lors de prospections de
surface, mais n’ayant
fait l’objet que d’études
très
limitées. La baisse des réserves
pétrolières
pousse maintenant le gouvernement à recenser
ces minerais afin d’en évaluer l’intérêt économique.
Citons parmi elles : la barytine, le fer, le
niobium (en cours d’étude pour une
exploitation prochaine), la potasse, le phosphate,
le soufre, le marbre, le granit, le talc et de
nombreux métaux non ferreux (plomb, zinc,
cuivre, etc.).