La presse lue par l’Agitateur : Une délégation de la CPI, très attendue…

vendredi 30 juin 2017 Speciales


La presse gabonaise, cette semaine qui s’achève, a consacré l’essentiel de ses manchettes à la mission de la Cour pénale internationale (CPI) à Libreville.

« CPI : crimes et génocides au Gabon ? », titre le satirique La Griffe. « Des experts sont à Libreville dans un cadre bien fixé, celui du statut de Rome auquel le Gabon a adhéré et qui régit la CPI. L’objet de cette mission s’inscrit dans la phase préliminaire de ce qui entre, selon la terminologie consacrée, dans les qualifications de ‘’crimes contre l’humanité, génocide et crimes de guerre. Prises séparément, chacune des trois revêt un caractère gravissime », fait remarquer le journal.

« La CPI : la nouvelle bouée de sauvetage pour libérer le Gabon ? », s’interroge le journal Nku’u le messager. « Après le passage des émissaires de la Cour pénale Internationale, poursuit le journal, le Gabon doit-il resté figé, dans la léthargie et l’immobilisme, en attendant le rapport que ces derniers pondront dans une perspective d’ouvrir une enquête sur les violations des droits de l’Homme au moment des événements postélectoraux des mois d’août et septembre 2016 derniers ? Au cas où cette enquête serait ouverte, aboutirait-elle à un procès d’Ali Bongo et des siens à la Haye, après leurs arrestations et leur transfert dans les geôles de la CPI ? », s’interroge le journal Nku’u le messager.

« A ce premier stade de la démarche de la CPI, il est prématuré de tirer des conclusions hâtives sur la suite à donner à l’instruction sur le dossier Gabon qui comporte de nombreux points d’ombres et des non-dits. La CPI a donc du pain sur la planche. Car elle doit nous éclairer sur tout ce qui a été avancé s’agissant des violences postélectorales non seulement nous faire un inventaire des morts annoncées mais aussi des pertes en biens publics et privés. Cette juridiction étant hyper politisée et au service de l’occident qui tire les ficelles dans l’ombre, il est permis d’émettre quelques réserves prudentes quant à sa capacité à trancher en toute indépendance et en toute impartialité. La façon dont elle avait géré le dossier ivoirien où un seul camp, celui des perdants, était mis au banc des accusés, pendant que celui des vainqueurs sous la protection de la France elle aussi impliquée dans les tueries de la crise ivoirienne, plombe à jamais son indépendance et son impartialité supposées », fait remarquer le bimensuel La Nouvelle République.

« Le Bloc démocratique chrétien (BDC) s’est exprimé par la voix de son Secrétaire général exécutif Guy Christian Mavioga, sur la mission de la Cour pénale internationale (CPI) au Gabon. Il a estimé que le Gabon avait de moins en moins besoin d’une instance juridictionnelle pour indexer un camp ou l’autre, dans la mesure où, il vient d’amorcer la marche vers l’apaisement par le biais d’un dialogue constructif, dont le but est de réconcilier tous les Gabonais entre eux. Pour le BDC, cette mission aurait eu tout son sens, si elle était arrivée si tôt, d’autant plus qu’elle a été invitée dans l’émotion des événements d’août 2016 par le pouvoir et l’opposition qui, chacun pour sa part, espérait voir l’un ou l’autre puni », rapporte pour sa part le journal Matin Equatorial.


L’Agitateur

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