La presse lue par l’Agitateur : Les élections et les contentieux qui fâchent déjà !

vendredi 28 septembre 2018 Speciales


A moins de deux semaines des élections législatives et locales des 6 et 27 octobre prochain, le verdict rendu par la Cour constitutionnelle sur les recours en annulation de certaines candidatures jugées polémiques, fait déjà débat au sein de la classe politique. Si certains donnent raison à la plus haute juridiction pour avoir dit le droit, d’autres, au contraire, pensent qu’il s’agit d’une décision politique préludant déjà le passage en force du parti démocratique gabonais (PDG) comme cela a toujours été le cas.

« Plus de trente invalidations ! », s’exclame le quotidien L’Union qui rapporte que « ces décisions étaient très attendues. Et (qu’elles) devaient faire grincer les dents chez certains et provoquer le soulagement chez d’autres. La Cour constitutionnelle qui avait été saisie de 175 recours en prévision des élections législatives et locales du 6 octobre, vient de prononcer l’invalidation de 33 candidatures. Mais aussi de 17 invalidation et neuf remplacements de candidatures ». « Et la plus emblématique d’entre elles », poursuit L’Union, « est certainement l’invalidation de la candidature de Chantal Myboto de l’union nationale (UN) au 1er arrondissement de la commune de Libreville ».

Une invalidation de Chantal Myboto qui fait sortir La Loupe de ses gongs contre la Cour constitutionnelle. En affichant, sur toute la largeur de sa première page, « Chantal Myboto privée des législatives », l’hebdomadaire proche de l’opposition est furieux contre la décision des juges constitutionnels. « Le premier round des élections législatives et locales a rendu son verdict. Ici et là, des mécontentements légitimes. La Cour constitutionnelle a fait ses victimes. Parmi elles, Chantal Myboto-Ngondjout et les candidats RHM de l’Estuaire aux législatives ». « Que s’est-il passé » ?, s’interroge le journal qui détaille lui-même les explications de la Cour. « Gabriel Mouelet Malonga reproche au suppléant de Chantal Myboto-Ngondjout de n’avoir pas démissionné du PDG quatre mois avant les élections. Pourtant l’Union nationale estime avoir fourni les preuves pour démonter cette accusation. A travers cet acte, Marie Madeleine Mbouorantsuo ne vient-elle pas enfoncer davantage le système Bongo-PDG ? », conclu La Loupe en forme d’interrogation.

La force des arguments, la faiblesse de la calomnie

Loin du contentieux préélectoral, Nku’u le messager, lui privilégie « la force des arguments et non l’argument de la force ou de la fraude ». Le débat politique gabonais, se demande l’hebdomadaire proche du pouvoir, « va-t-il sortir, pendant les 10 jours de campagne électorale, des égouts, de la calomnie, de la médisance, des procès en sorcellerie ? Il faut l’espérer. Il faut croire que les acteurs politiques engagés dans cette campagne diront aux populations ce que leurs formations politiques respectives, pour ceux qui en ont, entendent faire du Gabon », espère Nku’u le messager.

A quelques jours du scrutin, ce verdict de la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle sonne déjà le glas d’un contentieux postélectoral qui s’annonce déjà sévère et délicat pour les différents protagonistes.


L’Agitateur

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