La presse lue par l’Agitateur : Les échos d’un coup d’Etat raté

vendredi 11 janvier 2019 Speciales


Dès l’aube du 7 janvier dernier, un groupe de militaires de la compagnie d’honneur des forces de défense et de sécurité, avec à sa tête le lieutenant Kelly Ondo Obiang, a pris d’assaut Radio Gabon où il a appelé au soulèvement de la population. Mais le plan de déstabilisation des putschistes est très vite déjoué par l’intervention des forces loyalistes. Bilan, deux morts et quatre écroués. Dans la presse locale, des doutes et commentaires vont bon train.

« Au lendemain de la tentative de putsch perpétrée lundi 7 janvier dernier par un groupuscule de dix militaires ayant pris temporairement le contrôle de radio Gabon, la vie a repris son cours normal à Libreville », peut-on lire dans les colonnes du quotidien L’Union. « En fait, pour la plupart d’entre eux », poursuit le quotidien gouvernemental, « les habitants de la capitale gabonaise se sont réveillés encore visiblement secoués par les événements survenus dans leur cité lundi dernier et les têtes pleines d’interrogations  ».

« Il est aujourd’hui difficile de s’expliquer comment des jeunes officiers et sous-officiers peuvent-ils croire un seul instant qu’au nombre d’une dizaine, ils peuvent s’emparer du pouvoir par coup d’Etat au Gabon, face à un régime politique hyper militarisé », renchérit pour sa part, Nku’u le messager qui s’interroge lui aussi sur plusieurs zones d’ombre ayant entouré ce putsch manqué. « Il est aussi surprenant de constater qu’ils soient sortis de leurs casernes avec des munitions, sans attirer l’attention de qui que ce soit. Donc bien d’énigmes à décoder et ce coup d’Etat raté n’a pas encore livré tous ses secrets », estime l’hebdomadaire proche de l’opposition modérée.

‟Ali Bongo est-il à l’origine de la déstabilisation du pays ?”

Le titre est à lire dans les colonnes du journal Le dernier cri, un nouvel organe pour qui, « l’absence temporaire d’Ali Bongo que l’opposition et la société civile assimilent à une vacance du pouvoir, continue à faire ses effets ». « Loin d’apporter la sérénité nécessaire à la vie économique et sociale, elle est en train de conduire le pays vers le chaos  », martèle le journal proche de l’opposition pour qui« c’est le spectre de ce chaos que le lieutenant Kelly Ondo Obiang disait vouloir éloigner. A défaut d’y parvenir, sa déclaration a rajouté à la crise  ». Plus qu’un coup d’Etat, c’est donc « un coup de semonce », conclut Le dernier cri.


L’Agitateur

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