La presse lue par l’Agitateur : Le secteur éducatif en crise !

lundi 23 janvier 2017 Speciales


Les grèves qui paralysent depuis ces derniers mois plusieurs secteurs d’activité dont celui de l’éducation, alimentent une fois de plus les colonnes des journaux gabonais parus la semaine écoulée.

« La CONASYSED inflige un KO à Bongo », se réjouit le bimensuel La Nouvelle République. Le journal poursuit : « Plus rien ne marche. Une bande de criminels a pris en otage tout le système éducatif. Les écoles, collèges et lycées publics sont à l’arrêt. Les enseignants ont rangé la craie. Même la fameuse ‘’légion étrangère’’, souvent considérée par le pouvoir comme l’ultime secours, s’est rétractée ». La Nouvelle République enfonce le clou : « loin d’être un rigolo, Marcel Libama est finalement un véritable leader d’opinion. Sa tournée à l’intérieur du pays fait mouche. Partout où il est passé, les dégâts sont palpables. Et pourtant son discours est loin d’être cohérent. Des revendications syndicales à l’emporte-pièce, Libama glisse sinon plonge pleins pieds dans la politique à travers un discours populiste à la manière de Donald Trump. Il demande tout azimut la libération des détenus politiques et le départ de Bongo », conclut le journal.

Matin Equatorial a publié une interview fleuve du président du syndicat national des enseignants chercheurs de l’Université des Sciences et Techniques de Massuku (USTM) : « Nous avons en prévision de démarrer l’année d’ici la fin de ce mois, sinon début février. Pour l’instant nous allons boucler l’année, parce qu’il faut libérer les étudiants. Ce sont nos enfants, nous sommes conscients, ça nous fait mal qu’ils se retrouvent dans cette situation, ce n’est pas de gaieté de cœur que nous allons souvent en grève. La grève c’est un outil que nous sommes obligés d’utiliser lorsqu’on n’arrive pas à se faire comprendre. Mais ce que nous privilégions, c’est la négociation, la discussion, mais lorsqu’on arrive plus à trouver des solutions parfois on est obligé d’aller à cette solution extrême qui ne réjouit personne, ni nos enfants, moins encore la tutelle », confie, désemparé, le leader syndical.

« Sept ans après leur arrivée à la tête de l’Etat, le pays est dans un état agonisant et le semblant d’interpellations enregistrées ces derniers jours ne résoudra les problèmes de la santé, de l’éducation, du logement, du transport, du chômage, de la vie chère, etc ; qui traumatisent quotidiennement les Gabonais. En ce qui concerne l’Enseignement supérieur, c’est un génocide qui est cours. De l’université des sciences et techniques de Masuku (USTM), en passant par l’université des sciences de la santé (USS) pour culminer à l’université Omar Bongo le constat est le même, la situation est dramatique : nos universités sont devenues des fours crématoires dans lesquels sont considérablement réduites les chances de réussite des milliers de jeunes Gabonais », commente le journal Antsia.

« Pour donner une caution populiste à la spécieuse CAN Total, espéré de tous ses vœux par Ali Bongo pour panser les blessures de son hold-up électoral d’août dernier, renchérit le journal Moutouki, le Ministre de l’Education nationale, par le biais de ses académies provinciales, a décidé de saucissonner le calendrier scolaire de cette année, en établissant une fourchette horaire d’enseignements, allant de 7 h 30 à 13 h00. Là où le bas blesse dans cette stupide décision, c’est que la rentrée scolaire cette année, comme les années précédentes d’ailleurs, s’est faite avec beaucoup de retard et surtout a été émaillé de plusieurs mouvements d’humeur de la CONASYSED et du SENA. Ce qui fait que les cours reçus par les élèves des établissements publics ne correspondent pas pour l’instant pas aux 1/4 de ce qui devrait être fait », regrette le journal Moutouki.

Si la presse gabonaise a consacré une place de choix à la grève qui secoue le secteur de l’éducation nationale, le journal Echos du Nord s’est quant à lui fait l’échos de la grève observée par les employés de Shell Gabon qui ont publié une lettre ouverte à l’attention de la direction générale, lettre publiée dans les colonnes du journal : « nous souhaitons rappeler à tous que le monde entier sait que le groupe Shell vend ses participations dans Shell Gabon pour financer l’acquisition de BG qui est une très grosse opération pour le groupe Shell qui attend un important retour sur investissement. Par conséquent, conclure l’opération de vente de Shell Gabon dans de meilleures conditions pour permettre une continuité sereine des opérations est un impératif pour toutes les parties prenantes à cette transaction. IL n’est donc pas dans l’intérêt de personne que nous allions dans la direction que semble vouloir nous pousser Shell à travers son attitude marquée par un manque manifeste de considération pour ses employés locaux et le pays qui ont tant donné… », concluent les employés de Shell Gabon


L’Agitateur

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