La presse lue par l’Agitateur : La santé d’Ali Bongo et les conséquences politiques

vendredi 9 novembre 2018 Speciales


Absent du pays depuis deux semaines, Ali Bongo qui se trouve, selon la version officielle, hospitalisé en Arabie Saoudite où il s’était rendu le 24 octobre dernier pour une conférence sur les investissements, est l’objet de toutes les attentions, tous les avis aussi. Certains, ses adversaires surtout, le donnent pour mort, les autorités, elles rassurent qu’il va bien. Les médias internationaux, eux, révèlent que le Chef de l’Etat a été opéré d’un AVC et maintenu dans un coma artificiel. A Libreville, toutes ses versions peinent à rassurer et c’est désormais la question de la vacance du pouvoir qui est agitée, tandis que les syndicalistes haussent le ton.

Pour Le Temps, le ballet diplomatique des Ambassadeurs étrangers, dont ceux des USA et de la France chez la présidente de la Cour Constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo est un indicateur de l’inconnue politique qui pourrait résulter de la vacance du pouvoir au cas où Ali Bongo était empêché, temporairement ou définitivement d’exercer la fonction présidentielle. Selon l’hebdomadaire proche de l’opposition, même si pour l’heure aucune disposition constitutionnelle ne contraint la Cour à constater la vacance du pouvoir, il devrait se poser un problème lorsque la Cour constitutionnelle aura validé les résultats des élections législatives. « Car il faudra bien que le gouvernement tombe et qu’un 1er ministre soit nommé ». Le même problème, poursuit Le Temps, devra aussi se poser « lorsque, le 11 novembre prochain, centenaire de l’Armistice en France, Macron recevra une soixantaine des chefs d’Etat, dont Ali Bongo Ondimba ».

"Ali Bongo porté disparu" C’est le titre à la Une de Moutouki. Le journal, faisant écho de l’assemblée générale de Dynamique unitaire le 7 novembre dernier, rapporte que « dès le début de l’AG, le sujet de l’état de santé d’Ali Bongo est abordé. Pour Jean Rémy Yama, la situation est claire. Nous n’allons pas rester silencieux en tant qu’acteurs de la société civile. Je tiens à rappeler à nos dirigeants que malgré toutes les versions qui sont données sur la santé du Chef de l’Etat, nous exigeons qu’il soit présent. Parce que la mise en œuvre de toutes ces mesures nécessite qu’il soit en face de nous. Ce d’autant plus qu’en ce qui concerne l’entrée en vigueur de la loi de finance, là aussi le bureau de DU exige un débat franc avec l’Exécutif. A défaut, il menace de lancer des mouvements de contestation à travers le pays ».

"Ali Bongo Ondimba : le mal aimé". Le titre est à lire à la première page de La Démocratie qui écrit qu’ « il fallait que le chef de l’Etat soit victime d’un malaise pour que ses adversaires les plus résolus et autres contempteurs acharnés à sa perte retrouvent leurs marques et amplifient leur campagne de haine et de diabolisation à son endroit. Tout cela par la faute d’une loi non établie qui confine à l’omerta. Alors que le peuple a le droit de savoir comment se porte son président, et le gouvernement, le devoir de lui dire la vérité ». Pour La Démocratie, de toutes les communications successives faites pour rassurer l’opinion, « particulièrement de celles du camp présidentiel, aucune n’a eu le mérite d’assurer la sérénité dans le pays. Elles ont plutôt crée la cacophonie de par leur tonalité divergente et la peur-panique justifiée. Renforçant ainsi l’émoi dans lequel sont plongées les populations. Elles qui ont le droit de savoir comment se porte le chef de l’Etat ».


L’Agitateur

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