La presse lue par l’agitateur : L’état de santé d’Ali Bongo et les tractations de la vacance

vendredi 30 novembre 2018 Speciales


Hospitalisé à l’étranger depuis plus d’un mois pour cause de maladie, l’absence prolongée d’Ali Bongo Ondimba donne lieu à toutes les rumeurs, les caricatures, mais aussi à des spéculations de toute sorte sur la gestion du Gabon au cas où il était déclaré définitivement incapable d’exercer la fonction présidentielle. Alors que certains préconisent l’activation de l’article 13 de la constitution qui induit de facto la mise en place d’une transition, d’autres, les partisans de son rival, Jean Ping, eux appellent l’opposant à s’asseoir directement sur le trône présidentiel.

"Et si on osait la transitologie ?" Le titre à la Une de La Loupe qui fait largement échos de la solution proposée par Paulette Oyane, Avocate au barreau du Gabon. En effet, le Gabon, écrit l’hebdomadaire proche de l’opposition « est à la croisée des chemins et les Gabonais sont, de plus en plus, inquiets quant à leur avenir. A la crise multiforme née de la dernière présidentielle est venue s’ajouter la situation de l’état de santé d’Ali Bongo, malgré les informations de la source proche de la Présidence de la République relayées par les journaux occidentaux qui prétendent qu’il irait mieux, le doute persiste par rapport à la réalité. Du coup, beaucoup des Gabonais redoutent le pire et la vacance du pouvoir serait l’option intournable ». Relayant donc la position de Paulette Oyane, La Loupe propose la mise en place d’une transition qui verrait l’organisation d’une élection, seul moyen selon l’Avocate de mettre à terre le système Bongo-PDG par le jeu d’une impasse électorale née de cette transition là.

"A qui profite la mort d’Ali Bongo ?" C’est l’interrogation en première page de La Une qui fustige en même temps les rumeurs folles qui continuent d’alimenter la toile au sujet de la mort supposée ou avérée du Chef de l’Etat gabonais qu’on a plus vu en public depuis le 24 octobre dernier. Pour La Une, les bénéficiaires de la « mort » d’Ali Bongo ne sont autres que ses « amis ». C’est-à-dire tous ces étrangers à qui il a ouvert grandement les portes du palais du bord de mer, mais qui, en réalité, profitent de sa largesse pour piller massivement le Gabon sans vergogne. Selon La Une, c’est donc dans cette catégorie de collaborateurs qu’il faut aller chercher les « commanditaires de tous les avatars qui ont pollué la Toile au sujet de la vraie-fausse mort du Raïs », car « il y a ceux qui rêvent de devenir Calife à la place du Distingué Calife ».

"Ali Bongo quitte Ryad dans la totale clandestinité médiatique", s’insurge pour sa part le site d’informations en ligne, Infos 241, qui dénonce le verrouillage complet de la communication officielle autour de l’état de santé réel du numéro gabonais. Lequel a été transféré mercredi dernier vers Rabat au Maroc pour y compléter les soins et suivre sa convalescence. Pour le site en ligne, le manque d’images de ce transfert est bel et bien la preuve qu’Ali Bongo n’est certainement plus en capacité de tenir même debout au cas où il était encore en vie. Toute chose qui pourrait confirmer les rumeurs de ces adversaires qui prétendent qu’il ne sera plus capable d’exercer ses fonctions de président de la république.


L’Agitateur

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