La presse lue par l’Agitateur : Encore et toujours Guy Nzouba Ndama

lundi 18 avril 2016 Speciales


Décidément la candidature de l’ancien Président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama à la prochaine élection présidentielle continue de faire le buzz et n’épargne aucun média électronique ou classique. Chacun, la semaine dernière, est allé de son commentaire :

« Après avoir tenté d’endormir tout le monde sur ses ambitions politiques, l’ex-président de l’Assemblée nationale, 19 ans durant, est finalement sorti du bois pour faire acte de candidature le 5 avril dernier. Cette annonce et sa démission de la présidence du bureau de l’Assemblée Nationale ont suscité l’euphorie au sein d’une certaine frange de la population. Mais il convient de mettre un bémol à cet enthousiasme. » Estime Matin Equatorial.

« A moins de cinq mois, poursuit le journal, Guy Nzouba Ndama est-il réellement capable de se faire une place au sein de l’opposition gabonaise ? Autrement dit, de quelles ressources politiques dispose-t-il sur le terrain pour challenger des candidats au fauteuil présidentiel ayant pignon sur rue, en l’occurrence le président Ali Bongo et le candidat du front radical Jean Ping ? Nzouba Ndama peut-il s’effacer pour Ping ? S’interroge le journal Matin Equatorial.

« Ce n’est plus secret, Guy Nzouba Ndama, le désormais ancien président de l’Assemblée nationale, a pris une autre posture en faisant la déclaration de sa candidature à la prochaine élection présidentielle », renchérit le journal Le Douk-Douk. « Même lui, Mokombo ? » S’interroge le journal. « L’avenir nous donne raison, Guy Nzouba Ndama, poursuit le journal, a clairement montré son vrai visage, mis au goût du jour sa soif de pouvoir…Ce qui est devenu certain, c’est que Nzouba Ndama, même en restant au PDG, ne pouvait plus être utile à Ali Bongo Ondimba. Tout au plus, il aurait fait semblant d’être avec le Chef de l’Etat comme cela est d’ailleurs le cas depuis le début du septennat qui tire à sa fin ». Commente le journal Le Douk-Douk.

« Les combinaisons occultes ont commencé ! » Clame le journal Missamu. « Comme en 2009, les Gabonais sont en train de revivre la même cacophonie dans les rangs de l’opposition qu’ils veulent unie », soupire le journal. « Au-delà des ambitions ouvertement manifestées par ceux qui ont déclaré directement leurs candidatures se campent, en sous-marin, de puissants lobbies qui, d’ores et déjà, sont à la manœuvre soit pour conquérir le pouvoir soit pour le conserver », observe le journal qui poursuit sur sa lancée : « L’intervention de Guy Nzouba Ndama a surpris dans ses déclinaisons, notamment son positionnement comme candidat à la présidentielle du mois d’août prochain. L’on s’est interrogé sur l’optimisme béat de cet homme qui sait mieux que quiconque qu’il n’y aura jamais de transparence avec Ali Bongo Ondimba et que ce dernier est prêt à rééditer le coup d’Etat électoral comme en 2009 », fait remarquer le journal Missamu.

« Espoirs déçus ! » Regrette pour sa part le journal Le Mbandja. « Principal pilier d’Ali en 2009, aujourd’hui, poursuit le journal, Guy Nzouba Ndama doit se résoudre, de manière résignée, qu’il avait misé sur le mauvais cheval…Espoirs déçus, l’amateurisme émergent est passé par là. Et à l’image du vieux qui, fatigué de soutenir un gamin qui n’écoute jamais les anciens et qui ne connait pas la signification du mot bénédiction, le vieux Guy Nzouba Ndama vient de prendre le large. Un départ qui sonne comme un signe de malédiction », commente le journal Le Mbandja.

« Alors à quoi joue vraiment l’opposition ? » S’interroge le journal La Loupe pour qui « si Ali Bongo gère les deniers publics pour conserver le pouvoir, l’opposition qui compte pourtant des milliardaires hésite à se mettre à la hauteur du combat. Contre l’armée, les bombes lacrymogènes et autres fusils préparés par Ali Bongo, les déclarations et conférences de presse suffiront-elles ? L’opposition sera-t-elle au moins capable de réussir l’Union sacrée qui, sans les armes, peut compter sur le peuple ? » S’interroge La Loupe.

« Voilà la France devant ses responsabilités, elle qui, sous Nicolas Sarkozy, a contribué à placer ce furoncle à la tête du Gabon. » Rumine le journal Ezombolo. « Si l’ONU, l’Union européenne et les amis du Gabon avaient encore des doutes quand l’opposition le disait, les voilà fixés : Ali Bongo a une vision guerrière et égocentrique de la politique. On est avec lui ou contre lui. On est son obligé ou son ennemi. » Conclut le journal.


L’Agitateur

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