La presse lue par l’Agitateur : Ces passes d’armes avant l’heure à l’approche de la présidentielle 2016 !

mardi 10 mai 2016 Speciales


La presse gabonaise parue la semaine écoulée est revenue sur les joutes politiques qui opposent les différents candidats à la prochaine présidentielle d’août prochain.

« Les analyses d’Echos du Nord avaient annoncé, il y a plusieurs mois, que le bloc Héritage et Modernité, désormais Rassemblement Héritage et Modernité (RH&M), déstabiliserait fondamentalement le PDG-Emergent », rappelle Echos du Nord. L’histoire leur donne raison. Mais il y a mieux. Depuis le mois de mars, poursuit le journal, c’est le processus d’effritement de l’ex-parti des masses qui a cours. Cette tendance se poursuivra encore. Il suffit de regarder la qualité des démissionnaires et ceux qui prennent leur distance pour s’en convaincre.

Et c’est pour des raisons objectives. C’est dans le bilan qu’il dresse du mandat d’Ali Bongo Ondimba que l’on découvre le fond de la rupture entre les anciens camarades et le courant qui a évolué hier en parti politique plein, Le Rassemblement Héritage et Modernité. Ce serait donc de la mauvaise foi que de parler d’aigreur « de personnes à qui l’on a enlevé le sandwich » comme c’est de coutume chez les profito-situationnistes, alors qu’il s’agit bien pour Héritage et Modernité d’une question de patriotisme, analyse le journal…’’En réalité Ali Bongo Ondimba est à bout de souffle.’’, conclut l’hebdomadaire Echos du Nord.

« Le Gabon est englué dans une crise aujourd’hui reconnue par les acteurs de tous bords politiques », relève le journal Nku’u le Messager. « Sur le plan politique, la dérive monarchique parait évidente. Et la confusion est totale au sommet de l’Etat, tellement le partage et la séparation des pouvoirs ne sont plus que des vains principes »,s’insurge Nku’u Le Messager.

« Une autre catégorie de réfractaires, les plus téméraires ceux-là, ne pouvant supporter les conséquences du changement que tout le monde souhaite, n’ont pas trouvé mieux que de rallierl’opposition pour combattre le pouvoir. Normal, quand l’on sait que nombreux d’entre eux-eux considèrent le Gabon comme un patrimoine familial avec titre foncier pour les uns, et contrat de bail pour les autres », fait remarquer le journal L’Objectif.

« Depuis sa création au début du mois courant, elle n’a qu’une seule obsession à la bouche : la disqualification de la candidature d’Ali Bongo avant même la tenue du scrutin. Elle y tient tellement qu’elle a fini par en faire un projet de société. L’union Sacrée pour la Patrie(USP), animée par une cohorte de retraités politiques dont le plus momifié de tous est certainement le vieux Zacharie n’en a pas fini avec ses contradictions, ses mises en scène. Folklore politique, infantilisation traditionnelle de l’opposition », fait observer le journal La DOC’.

« C’est une hallucination qui traduit aussi une hantise, la peur obsessionnelle d’un adversaire redoutable qu’on pense ne pas battre par les urnes, mais simplement par le folklore politique. Opposition de façade ! », clame le journal la Doc
« Entre mythe de l’impossible candidature unique et réalité d’une famille politique qui n’en finit plus de démontrer, chaque jour, son incapacité à accepter et assumer démocratiquement ses divergences, l’opposition, fait désormais face à une situation insolite marquée par le double jeu de ceux qui prétendent, en son sein, sauver le Gabon du chaos, une fois aux responsabilités, tout en rasant les murs du bord de mer et de la Sablière colporter, avec délectation, des critiques cinglantes et argumentées sur la stratégie de déstabilisation du régime d’Ali Bongo Ondimba programmée, selon eux, par Jean Ping », commente le journal Le Douk-Douk.

« Le spectacle est si révulsant que nos fameux candidats qui se croient toujours au bon vieux temps de la stratégie des « lièvres miséreux ou de luxe », qui consiste à émietter l’électorat d’un adversaire gênant ou redoutable, n’ont même pas conscience que la situation, en ce qui concerne cette présidentielle au Gabon, est si préoccupante pour l’avenir de la République, qu’il n’y a pas de place pour les plaisantins », tempête La Sagaie.

« Et les plaisantins, on en dénombre déjà. Question certainement de se mettre en même temps sous les feux de l’actualité, sans avoir l’intention au départ d’aller vraiment au charbon, parce que ne remplissant pas toutes les conditions, notamment financières. Certains fanfarons disparaîtront des écrans avant que les choses sérieuses ne commencent », commente le journal.


L’Agitateur

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs