La presse lue par l’Agitateur : Ali, Ping et Nzouba, défraient toujours la chronique

lundi 25 avril 2016 Speciales

Les candidatures de d’Ali Bongo Ondimba, Guy Nzouba Ndama et Jean Ping à la présidentielle d’août prochain ont été largement commentées dans les colonnes des journaux gabonais parus la semaine écoulée.

« Guy Nzouba Ndama, pas plus qu’André Mba Obame et Jean Ping, relève Le journal Le Mbandja, n’est pas du genre à jouer les seconds rôles ni à se perdre dans des manœuvres d’arrière-cour. Contre toute attente, il n’a pas manifesté d’animosité à l’égard du natif d’Omboué avec qui il semble avoir des points de convergence de taille. Sacrilège des sacrilèges, G2N est d’avis qu’il faut effectivement disqualifier Ali Bongo de la course, mais aussi qu’il faut se préparer à l’affronter dans les urnes le cas échéant », rapporte le journal.
« Aujourd’hui, poursuit Le Mbandja, il incombe à Jean Ping, à Guy Nzouba Ndama (les deux derniers gladiateurs restés dans l’arène) et à tous les anciens PDGistes désormais dans l’opposition de donner l’estocade à la créature monstrueuse qu’ils ont créée et élevée. Les générations futures le leur revaudront ou, à tout le moins, leur en vaudront peut-être moins », conclut le journal.
« La candidature d’Ali Bongo peut aisément être assimilée à « l’iguane en putréfaction annonciateur de malheur. Car rejetée ou validée, le résultat sera le même », commente le journal Ezombolo
« Si elle est rejetée comme le réclame l’opposition, poursuit le journal, Ali Bongo sortira alors de ses gonds et mettra en branle ses escadrons de la mort formés exclusivement pour semer la terreur. A cet effet, des hordes de voyous seront jetées dans la rue avec pour mot d’ordre de créer la chienlit pour exiger que la CENAP et la Cour constitutionnelle reviennent sur leur décision.
Si, par extraordinaire, Aboghe Ella et Marie Madeleine Mborantsuo valident un dossier sans acte de naissance ou comportant un acte de naissance qu’Ali Bongo a lui-même reconnu être un faux, s’ils jugent recevable une candidature qui viole l’article 10 de la Constitution, lequel article n’autorise pas à un Gabonais adoptif de se porter candidat à la présidentielle, il est indéniable que les patriotes et autres partisans du changement exigeront l’arrêt de l’imposture », prédit le journal.
« Que faut-il faire pour sauver le Gabon, notre Gabon ? S’interroge le journal Moutouki. « A cette question, ajoute le journal, les regards se tournent vers les leaders politiques qui passent leur temps à se saborder alors même qu’ils devraient d’abord faire bloc derrière une seule idée : le respect de l’article 10 de la Constitution pour barrer la route à Ali BONGO. Ne pas le faire, c’est accepter un bain de sang inéluctable. Parce qu’Ali Bongo n’acceptera jamais le verdict des urnes. »
« Quand on a été incapable de diriger un pays, on se retire tranquillement », soupire le journal Missamu. Avec l’ancien Président de l’Assemblée nationale entend-il composer pour parvenir au pouvoir ? Il y a quelques jours encore, tout le monde se convainquait que le courant Héritage et Modernité lui préparait la voie. Mais aujourd’hui Guy Nzouba Ndama donne l’impression de prendre ses distances avec Barro Chambrier et ses compères », fait remarquer pour sa part le journal La Sagaie.
« Tout comme la vieille garde du président Omar Bongo, Nzouba Ndama fait de la résistance et voit d’un mauvais œil l’Avenir en confiance, projet social qui tranche avec la politique des privilèges indus pour implémenter une vision économique centrée sur le résultat. Sur le terrain, Guy Nzouba Ndama affrontera donc cette réalité et, s’il n’y prend garde, échouera sur le champ de la contestation, faute d’avoir proposé mieux aux Gabonais », commente La Sagaie.
« Il avait rêvé, au meilleur des cas, d’être président de la République, après avoir été, pendant près de vingt ans, président de l’Assemblée nationale. Et, au pire, d’être vice-président de la République si Ali Bongo Odimba accepte de constituer un ticket commun aux élections présidentielles, comme ce fut le cas du temps de Léon Mba et Albert Bernard Bongo.
Le vieux prof de philo, amateur de bonne chair, métissée de préférence, a dû oublier, sans doute pour n’avoir pratiquement jamais enseigné, que le rêve n’intervient que dans l’état du sommeil profond. Or, son sommeil, écartelé entre rêverie d’un homme du passé et fuite en avant d’un sulfureux mandarin au bout du rouleau, n’aura été, pour parler comme Freud qu’il aimerait d’ailleurs par-dessus tout, que paradoxal », commente pour sa part le journal Le Soleil.
« L’homme qui se croyait plus roi que le roi est donc pris dans ses propres contradictions », renchérit le journal La DOC. C’est vrai cela a pris du temps, 7 ans, Nzouba a commis son forfait. Malheureusement, pour lui, sans l’effet escompté. Celui dont le fief est un canton de 250 habitants, avant d’être rattrapé par son passé, s’est quand-même déclaré candidat à la présidentielle d’août. Comme disent certains, « quelle moquerie ! ». Les gabonais ne sont pas dupes, et ont de la mémoire. S’il a plusieurs visages à travers le monde, au Gabon, Judas Iscariote aura celui de Guy Nzouba », analyse le journal.
« L’euphorie des grandes manœuvres et procès en sorcellerie de toutes sortes entamés avec fracas semble, à mesure que le temps s’écoule, n’offrir aucune perspective aux dissidents du PDG et autres mammouths vieillis de l’opposition », ajoute le journal Le Douk-Douk pour qui « La séquence des démissions a donné suite à celle des déclarations de candidatures. Les uns après les autres, se sont livrés à cette mascarade en se pavanant devant les téléobjectifs des photographes et des caméras, pour bien exhiber à la face du peuple meurtri, leur insolente richesse acquise sur le dos du travail honnête des enfants du Gabon ».


L’Agitateur

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