La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Une révision constitutionnelle décriée !

vendredi 9 février 2018 Speciales


La presse gabonaise, la semaine écoulée, s’est intéressée à des sujets politiques variés.

« Ali Bongo qui se croit immortel et à l’abri d’un retournement de situation, devrait bien méditer sur le mystère de la vie », songe le journal La Loupe. « Rien ne dit qu’il n’ira pas en prison à Gros bouquet ; rien ne dit qu’un autre compatriote ne serait pas le grand bénéficiaire de la très monarchique nouvelle constitution taillée pour lui. Eh oui, demain c’est le jour le plus dangereux si… », prédit le journal.

« Les nouvelles stratégies d’Ali Bongo pour la conservation du pouvoir », titre le journal Echos du Nord. « Les nouvelles stratégies d’Ali Bongo pour se maintenir au pouvoir s’articule autour d’un formatage mental et d’un matraquage psychologique. Il voudrait fabriquer une génération de Gabonais acquis à sa dictature. Ensuite, il poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation et l’accès à l’information », commente le journal pour qui « la révision de la constitution est le refrain du chant des sirènes qu’on fait écouter au chef pour le bercer et l’assoupir, croyant à tort que ce sont des formules magiques pour son maintien au pouvoir indéfiniment ».

« Pour un pays qui a du mal à faire face à ses obligations régaliennes et qui consacre l’essentiel de ses recettes budgétaires à entretenir l’inutile, renchérit le bimensuel La Nouvelle République ; le paradoxe est assez gros et vachement insultant. Étant entendu qu’Alain-Bernard, à la lumière des nouvelles dispositions de la loi fondamentale liftée à son goût par un parlement mécanique, s’arroge désormais les pleins pouvoirs, pourquoi ne pas simplement se débarrasser des deux chambres du Parlement pour fabriquer nos lois par ordonnance ! », suggère le journal.

L’ancien Premier ministre, Jean François Ntoutoume Emane qui a été porté à la tête du Rassemblement des Patriotes Républicains, fait un come-back politique au moment où nombreux s’apprêtaient pourtant à lui administrer son extrême onction avant sa mort politique certaine. Dans ses colonnes, Le Moustique en colère revient sur ce retour inattendu. « La résurrection de Jacky », s’exclame le journal Le Moustique en colère. « Il était presque au bord de la déprime et ne savait plus où donner de la tête après le coup que lui fait Quentin ben Mongaryas, mais Jean François Ntoutoume Emane vient d’administrer la preuve qu’on n’est jamais politiquement mort et que son alliance avec l’UDL vient de lui sauver la mise », commente Le Moustique en colère.

L’hebdomadaire Le Mbandja épingle à sa une « ces femmes à scandale », trois photographies de trois grandes dames connues du public (Ndlr : Marie Madeleine Mborantso de la Cour constitutionnelle, Nicole Assélé de la CNSS et Liliane Ngari du Conseil gabonais des chargeurs) illustrent le brulot : « Arrogance, suffisance et mépris, voilà les caractéristiques de la famille émergente qui a pris le pays en otage depuis 50 ans. Les Bongo-Dabany jouissent de notre pays comme d’un bien privé. Et tant que Paris assurera leur sécurité, le pillage de nos richesses peut se poursuivre à ciel ouvert. Il ne leur arrivera rien », enrage le journal.

Le journal Moutouki enfonce le clou : « Au secours, règne la terreur au Gabon !!! », s’exclame le journal. « Répression, violence, tortures, intimidations, absence de système judiciaire, contraintes d’exil…Le Gabon a muté, en moins de 10 ans, en une des dictatures les plus barbares du monde ».


L’Agitateur

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