La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Traque des opposants !

mercredi 20 septembre 2017 Speciales


Le climat d’incertitude sur fond de manifestations et d’interpellations des agitateurs au service de l’opposition, constitue la trame des informations traitées par la presse parue la semaine écoulée au Gabon.

« Manifestation récurrente d’une opposition qui ne désarme pas ; appel, par la voix de son leader Jean Ping à la résistance et à l’agitation. Répression inflexible et arrestations des agitateurs, mais pas de l’acteur principal, par le pouvoir. Ainsi avance le Gabon depuis un an, dans une démarche désespérée qui pourrait le conduire vers le précipice », s’inquiète le journal Le Moustique en colère.

« Les monarchistes ont beau bomber les torses, ils ont pourtant peur. Ils veulent semer la peur dans le camp de la société civile libre, dans la coalition pour la nouvelle République et dans l’opposition en général, mais même en torturant leurs adversaires, ils ont peur. Ils peuvent s’armer de toute la police sécuritaire qu’ils voudront, ils ne seront pas à l’abri de la peur. Conscient de nager dans un océan d’incertitudes, ils savent qu’ils peuvent se noyer à tout moment, la moindre vague dont ils ignorent la puissance peut les emporter », commente le journal L’Aube. « Quand on étouffe ces mécanismes, c’est qu’on veut le chaos », conclut le journal.

« Les forces armées constituent le bras séculier de la République », rappelle Jules Aristide Bourdès Ogoulinguendé, l’ancien président de l’Assemblée nationale dans son libre propos publié dans les colonnes du journal Le Temps. « Elles ont été transformées en une milice armée. Plus rien ne se fait sans que le peuple qui agit à mains nues ne soit en butte à ces éléments armés jusqu’aux dents. C’est dans ce contexte qu’à bout d’arguments et face à une résistance de la diaspora qui ne faiblit pas et celle de l’intérieur qui tente de s’organiser dans un environnement difficile et périlleux, que le pouvoir organise la répression face à ceux qui refusent de se soumettre à son diktat : reconnaître un régime illégitime et en manque de reconnaissance internationale ! Ce que nous leur disons, c’est : lisons le contenu ensemble et corrigeons-le s’il y a lieu avant de tourner la page ! », fait remarquer l’ancien président de l’Assemblée nationale.

« La sortie de l’ancien président de l’Assemblée nationale (Jules Aristide Bourdès Ogoulinguendé), qui rappelle l’impossible consommation de la forfaiture d’Ali Bongo, dresse un tableau horrible de notre République. Sous les sauvages coups de boutoir d’un président en manque de légitimité, d’institutions dégénérées et d’hommes politique sans boussole éthique, notre pays est livré à un brigandage d’Etat qui menace la paix au Gabon », renchérit le journal Moutouki.


L’Agitateur

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