La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Preuves de vie d’Ali Bongo et doutes…

vendredi 7 décembre 2018 Speciales


Après plus d’un mois de folles rumeurs sur l’état de santé d’Ali Bongo Ondimba, qui se trouve depuis le 24 octobre dernier à l’étranger pour cause de maladie, le Chef de l’Etat gabonais est finalement apparu sur une photo et deux vidéos tournées au Maroc où il est en convalescence. Il est bel bien en vie. Mais même si ces preuves de vie ont réjoui ses partisans, dans les rangs de l’opposition, des doutes subsistent quant aux capacités physiques et intellectuelles du président de la République à diriger désormais le pays. Dans la presse locale, les commentaires fusent.

« Victime d’une fatigue légère puis d’une fatigue sévère ayant entraîné des saignements », écrit Moutouki, «  Ali Bongo Ondimba était porté disparu depuis le 24 octobre dernier  ». Mais « grâce à la magie des nouvelles technologies, le monde entier a enfin eu droit, les 3 et 4 décembre, à des images du président gabonais. Une photo et deux vidéos ». Toutefois l’hebdomadaire prévient qu’il ne faut pas être naïf car « la diffusion de ces images, près de 40 jours après son malaise de Ryad en Arabie Saoudite n’est rien d’autre qu’une opération de communication concoctée dans l’urgence par le cabinet d’Ali Bongo qui n’a eu de cesse, depuis le début de cette affaire, de tenter de manipuler les Gabonais  ». Pour Moutouki, « ces images, opportunément diffusées de manière virale ne règlent en rien le problème de la vacance du pouvoir que la Cour constitutionnelle élude grossièrement. Deux courtes vidéos bidonnées à la va-vite et ressemblant plutôt à des spots de dessin animé ne peuvent convaincre personne. Pas plus que cette image où l’on voit un Raïs comme tout droit sorti du musée Grévin ».

"Ali Bongo : fini le stress, mais…"

Le titre plein de sous-entendus est à la Une de ‘’Le Journal’’ pour qui, « que ce soit dans les milieux diplomatiques ou ceux des affaires, c’est le soulagement, enfin presque. Le Chef de l’Etat n’était plus apparu en public depuis cinq semaines ». En effet, écrit Le Journal, « Ali Bongo, 59 ans, apparaît pour la première fois depuis son malaise. Après cinq semaines de silence et de supputations, ses premières images ont été publiées le 03 décembre 2018 par les agences de presse montrant le président gabonais habillé en djellaba, le vêtement traditionnel marocain, la tête recouverte d’un turban ». Pour Le Journal qui pointe également du doigt, le manque de transparence ayant entouré la communication sur l’état de santé réel du président de la République, il reste encore des zones d’ombre, notamment sur la maladie réelle dont souffre Ali Bongo, ses médecins n’ayant toujours pas communiqué sur la question. « Et bien malin qui peut savoir comment cette affaire (…) va évoluer ».

"Rabat, capitale politique du Gabon"

A la première page du journal Le Temps, le titre suggère que c’est désormais « dans la capitale du Royaume chérifien que seront prises, dans les prochains jours, de grandes décisions pour la république gabonaise. C’est aussi à Rabat que devrait être désigné le prochain premier ministre et où sera formé le prochain gouvernement dont on dit qu’il sera resserré ». En fait, conclut Le Temps, « tout porte à croire que la France, ancienne puissance tutélaire coloniale du Gabon, a transmis le dossier du Gabon au Maroc ».


.L’Agitateur

Vos commentaires

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs