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La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Présidentielle 2016, Ali Bongo Ondimba candidat !

lundi 7 mars 2016 Speciales

La présidentielle de 2016 au Gabon qui voit chaque jour de nombreuses candidatures déclarées dont celle du président sortant Ali Bongo Ondimba, suscite de nombreux commentaires dans les journaux parus la semaine écoulée.

« En sollicitant un deuxième mandat, analyse le journal Le Nouveau Dialogue, Ali Bongo vient manifestement d’en rajouter à sa corbeille avec son idée de : « lutter avec détermination contre les privilèges indus et bâtir un meilleur vivre ensemble fondé sur l’inclusion, la méritocratie et la solidarité ». Un dossier que ses détracteurs jugent d’ores et déjà « chimérique », alors même qu’en réalité, ce n’est que le prolongement de ce rêve qu’il a toujours caressé de garantir à ses compatriotes le progrès, le bonheur et la prospérité. Relève Le Nouveau Dialoguequi estime qu’ « Il est plus que temps pour certains compatriotes qui n’ont guère compris que cette nouvelle candidature d’Ali Bongo Ondimba, au travers de laquelle transparait sa détermination résolue à mettre notre pays sur la voie du changement, vient davantage libérer un certain nombre d’espace aux sceptiques afin de prendre le train de l’histoire du Gabon en marche et ainsi participer de manière constructive à l’œuvre de construction nationale à laquelle celui-ci nous convie. »

« Depuis l’annonce officielle de la candidature du président de la République à la prochaine présidentielle, le ton est donné. Note pour sa part le journal Moutouki. Si les jours qui viennent devraient voir de nombreuses autres candidatures se déclarer, poursuit le journal, Jean Ping et Ali Bongo sont déjà dans l’arène. Alors que les deux hommes ont bénéficié, ces derniers mois, de soutiens divers, l’ancien président de la commission de l’Union africaine estime qu’il aura forcément l’avantage et compte rassembler l’opposition. »

« Comment comprendre et accepter que, pendant que nos adversaires, déclarés ou non, peaufinent leurs stratégies de conquête du pouvoir, nous nous payons le luxe, par nos postures et nos querelles de leadership, de renvoyer à l’opinion nationale, voire internationale, l’image d’un Parti qui ne croit plus en ces capacités de gouverner le pays ? », s’interroge le député Nkoghe Békalé dans son libre-propos publié dans les colonnes du quotidien L’Union.

« Force est de constater que certains camarades s’illustrent encore par des postures ambivalentes et des propos contre le parti et son chef », regrette le parlementaire et de poursuivre sur sa lancée, « En effet, comment ne pas s’interroger sur l’attitude de ces camarades. Le secrétariat exécutif gagnerait en crédibilité à mettre de l’ordre et de la sérénité dans les rangs du parti.

Mettre de l’ordre, la sérénité, la cohésion et la discipline, c’est éviter de « jouer » les camarades les uns contre les autres ; c’est mettre chaque camarade à sa place chacun selon son travail et son mérite ; c’est répartir clairement les rôles en définissant le champ d’action et le périmètre d’intervention de chacun ; c’est faire respecter et se soumettre aux décisions et choix du distingué camarade président Ali Bongo Ondimba.

Chaque élu, où qu’il soit, chaque responsable où qu’il soit, doit prendre conscience de l’urgence de l’unité et du rassemblement autour du distingué camarade président Ali Bongo Ondimba. Nous devons tous accepter de faire passer le parti avant nos propres intérêts et privilèges. Chacun doit avoir le courage qu’il réclame des autres. La victoire en 2016 est à ce prix. », Conclut le parlementaire.

« En voyant le président-candidat délivrer un message pour un nouvel engagement au service de son pays sur un pont qui va désenclaver à tout jamais l’Etimboué dont un certain Jean Ping est ressortissant, les Gabonais et les Gabonaises doivent déjà prendre toute la mesure des enjeux de la future échéance présidentielle. Pendant que Jean Ping Ndong Okoka est à…l’école à Ntchoreret, pour finaliser une candidature qu’il aura tirée de tous ses cheveux grisonnants, Ali Bongo Ondimba…au travail sur le pont de la lagune, se prépare à rassembler son camp pour aller à une bataille qu’on ne peut engager, comme on dit chez nous, « les mains…les mains ! ». L’opposition a donné le ton, le Président va désormais impulser le rythme. La pré-campagne est lancée. », commente le journal La Sagaie

« Si jusqu’alors le gotha politique gabonais, notamment ceux qui ont fait de l’opposition une profession, était habitué à arracher une concertation nationale ou dialogue national à la veille de chaque élection présidentielle sous Omar Bongo, la quasi-totalité de l’opposition n’a pas encore compris que les temps ont profondément changé et qu’il faut se libérer des vieux démons du passé. », estime pour sa part le journal La Tribune du Grand Sud

« A croire que tous les grands bouleversements survenus depuis l’avènement d’Ali Bongo Ondimba, poursuit le journal, ne sont pas assez révélateurs pour que l’opposition réalise que le pays avance et qu’il faut qu’ils s’affranchissent des vieilles méthodes qui ont maintenu longtemps le bateau Gabon en stagnation, le plongeant dans une léthargie à la peau dure, et qui donne aujourd’hui du fil à retorde au pouvoir en place. Mais voilà, à beau « chasser le naturel, il revient au galop ». La hantise du dialogue pour le partage du gâteau Gabon, puisque c’est de ça qu’il s’agit, est toujours inscrite dans l’ADN de certains opposants, qui en ont pris gout sous Omar Bongo Ondimba. Dans l’espoir d’en tirer encore profit, à titre personnel et non pour l’intérêt général, les possédés du « dialogue national », du « dialogue inclusif sans tabou » et de la « concertation nationale » ont voulu rouvrir ce grand bal de vampires à la veille de la présidentielle de 2016. », analyse La Tribune du Grand Sud

« Que fait l’opposition ? », s’interroge à son tour l’hebdomadaire Echos du Nord. « Congrès par ci ! Désignation de candidature par-là ! L’on se demande avec qui et contre qui cette compétition va avoir lieu. Et dans quelles conditions.Il serait temps que l’opposition, toute l’opposition, révise globalement sa position et revienne aux fondamentaux. Car croire qu’une élection, dans les conditions actuelles, serait productrice d’alternance est illusoire et d’une naïveté juvénile. Nous n’égrènerons pas ici les réalités sur l’organisation, qui sont des évidences pour tous. Chacun, dans son for intérieur, sait que y aller sera non pas valider une imposture, mais il ne s’agira ni plus ni moins que de la consacrer. » renchérit le journal.

“Etonnant tout de même la démarche de l’opposition gabonaise, fait remarquer La Nouvelle République. “Son approche procède d’une stratégie visant à dynamiter toute perspective d’alternance pourtant appelée de tous ses vœux. Quelle autre lecture faire de ses façons de faire qui, indiscutablement, traduisent une aberrante connivence d’apprentis sorciers engagés dans une logique irrationnelle dont le paradoxe trahi manifestement les dessous funestes d’une triste histoire de fous qui tirent des prébendes au noir pendant que le jour ils nous débitent le même évangile du ‘’grand soir”, s’indigne pour sa part le bimensuel La Nouvelle République.

“Pendant que le PDG sillonne le pays pour demander aux Gabonais d’aller se faire enrôler, pendant que ce parti infesté de sorciers organise des charters pour le transport des cargaisons d’abrutis qui vont se faire enrôler à l’intérieur du pays, l’opposition, poursuit le journal, nous distrait à longueur de journée. Pendant que les choses s’organisent, que le PDG plante ses jalons et met en place la machine à frauder massivement, l’opposition gambade dans les rues de la capitale pour débiter des tas d’inepties qui sonnent telles des incantations visant à exorciser le mal”, tempête La Nouvelle République. “Et quand arrivera le désastre, elle va encore nous chanter le même refrain de la fraude. Elle va remuer terre et ciel pour crier au ‘’voleur’’, ‘’au coup d’Etat électoral’’, elle va trouver des boucs émissaires. Et le clou de toute cette farce imbécile, sera finalement d’aller à Paris en consultation chez les maîtres Blancs dont la tâche traditionnelle consiste à calmer le jeu. Comment, dans ce cas, ne pas y voir une connivence souterraine ?”, s’interroge le journal. 

 


L\’Agitateur

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