La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Les remous autour de la candidature d’Ali !

lundi 14 mars 2016 Speciales

La candidature du président sortant Ali Bongo Ondimba à la présidentielle d’août prochain d’une part et la crise qui secoue le PDG et qui a débouché sur la naissance d’un nouveau courant (PDG Héritage et Modernité) d’autre part, ont été largement commentées par la presse gabonaise parue la semaine écoulée.

« Alors que les partisans d’Ali Bongo Ondimba ont désormais la « bille » dans la présidentielle, tout en scrutant l’horizon qui s’éclaircit progressivement du fait des réponses positives et encourageantes apportées à certaines de leurs interrogations et inquiétudes légitimes, il y a comme malheureusement une ‘’constance négative ‘’ qu’il convient de prendre sérieusement en compte. Parce que susceptible de troubler l’ordre public et semer le doute dans l’esprit des nombreux soutiens d’Ali Bongo que l’on dénombre jusqu’au-delà de sa majorité », relève Matin Equatorial.
« Les remous suscités par l’acte de candidature d’Ali Bongo, le 29 février dernier, sont autant de signes qui créditent de l’intérêt porté à l’évènement », analyse le journal Le Témoin. « Il fallait s’y attendre, poursuit le journal, la nouvelle de son investiture par le PDG au cours de ce 12 mars ayant rapidement fait le tour du Gabon et les réseaux sociaux se sont aussitôt enflammés. Avec ce qui a été écrit sur le chef de l’Etat, il était fatal que cela arrive. Il y en a qui ne le croyait même plus capable de bouger le petit doigt, en ce qu’on le disait tétanisé par tant de procès d’intention.
« Qu’on se le dise tout net : candidature d’Ali Bongo va faire bouger les lignes, si ce n’est déjà le cas », prédit le journal Le Témoin.
« Loin d’être un effet d’annonce, la victoire d’Ali Bongo Ondimba, candidat à sa propre succession lors de la présidentielle de 2016, vient de dévoiler les prémices d’une réussite implacable que seuls les malvoyants d’une certaine opposition refusent d’accepter », se réjouit le journal Le Douk-Douk.
« A quelques mois des joutes électorales, les soutiens massifs pleuvent de partout en faveur du chef de l’Etat, Ali Bongo pour qui, l’Egalité des Chances (dont le programme avait été lancé le 23 février dernier et qui consiste à donner aux jeunes de toutes les couches sociales, dynamiques et ambitieux, la possibilité de se frayer une place dans toutes les instances de la République) est un préalable pour amorcer le développement du pays », commente le journal Le Douk-Douk.
« En cette année à grands enjeux électoraux, cessons de ressasser le pire pour à nouveau s’attendre au meilleur de « l’égalité des chances ». Les psys appellent cela l’expectative positive, et notre BOA national en est l’incarnation exemplaire. Il vient de le prouver de façon magistrale en s’imposant de nouveau, loin du congrès de son parti, qui aurait dû le faire, comme le seul candidat à sa propre succession », constate le journal La Une. « Les odieux réalistes, qui ont cru voir un Ali affaibli doivent se rassurer. Il a fait fi du congrès d’investiture, il n’attendra pas non plus les Gabonais dans les urnes pour réaliser un nouveau coup d’Etat. », s’insurge le journal.
« En se positionnant comme candidat face à Abo, dans un scrutin à un seul tour, Chambrier en viendrait à disperser une part de l’énergie unitaire que l’opposition, notamment Jean Ping qui tente de recapitaliser et de concentrer sur un seul objectif : faire partir Ali Bongo du pouvoir », analyse le journal le Mbandja.
« Multiplier les candidatures à quelque mois de la fraude prévisible d’aout 2016, contribuerait immanquablement à aider le pouvoir à justifier les prochains résultats issus de l’inéluctable fraude et à oublier la réalité des chiffres en partant du principe-tout en stratégie de communication-que la multiplication des candidatures de l’opposition n’a pu que favoriser la victoire du candidat au pouvoir, notamment celui qui sera retenu du PDG », renchérit le journal.
« Si les amis de Barro Chambier et Michel Menga veulent trouver un candidat à leur courant, ce serait une candidature dissidente qui ne peut donc porter la marque du PDG. En plus, ce sera une déclaration en dehors du cadre du parti, exactement comme l’a fait il y a deux semaines Ali Bongo, qui risque de perdre sa qualité de candidat naturel. Alors que certains PDGistes préparent actuellement un congrès d’investiture pour adouber le fils d’Omar Bongo, la stratégie d’ « Héritage et Modernité » peut forte et puissante au point de déstabiliser les plans du bord de mer », analyse à son tour le journal Le Moutouki


L’agitateur

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