La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Les échos d’une austérité insupportable !

samedi 11 août 2018 Speciales


Distribution cacophonique des bons de caisse, coup de sang des fonctionnaires oubliés, condamnations de la mégalomanie de la caste dirigeante, la cure d’austérité gouvernementale n’a pas fini de faire parler d’elle. De quoi donner du grain à moudre à la presse locale qui s’en fait largement l’écho des réformes gouvernementales, diversement appréciées.

« Touche pas à mon bout de pain ». Le titre est à lire à la Une de l’hebdomadaire Echos du nord, rapportant la détermination des membres de la centrale syndicale, Dynamique unitaire qui a encore réaffirmé, lors d’un point de presse mardi 7 août dernier, leur refus de payer la facture de la mauvaise gouvernance du pouvoir. « Bandeaux noirs sur le front, brandissant des bouts de pains secs, les membres de Dynamique unitaire (UN) ont à nouveau manifesté leur refus de payer l’addition de l’austérité que le gouvernement veut imposer aux agents de l’Etat », écrit Echos du nord qui se fait le plaisir de relayer les slogans scandés par les syndicalistes de DU tels que : « Non à la casse de nos salaires et de nos carrières. Non au pain sec, non à la privatisation du bout de pain ».

Plus virulent que qu’Echos du nord, La Loupe, de son côté affiche à sa première page, les visages d’un certain nombre des barrons qu’il présente comme les « parasites » de la République. Des barrons qui mènent selon, La Loupe, un train de vie paisible, à l’abri du besoin tandis que les effets du plan d’austérité, eux commencent à se faire sentir. « Propriétaires du Gabon depuis des décennies pour certains, ils sont responsables de la qualité de vie misérable de leurs compatriotes. A l’abri de l’austérité, ces dirigeants jouissent des ressources de l’Etat, tels des êtres tirant profit d’un organisme hôte pour se nourrir », s’insurge La Loupe qui se demande si ces barrons sont réellement des humains.

En gros, ce sont les mauvais choix et la méthode de gouverner qui sont décriés comme les causes les plus évidentes ayant conduit aux tensions de trésorerie actuelles. D’où la mise en garde de La Concorde qui crie "Gare à la descente aux enfers". Pour son premier numéro, La Concorde préfère prendre le contre-pied des mesures gouvernementales destinées à relancer l’économie nationale. « La situation économique du Gabon n’est plus celle que l’on envie. Autrement dit, le pays qui est allé de déficit en déficit et des dettes à la suite des autres, se trouvant en situation de banqueroute (…) Comment des gouvernants d’un Etat, qualifié jadis d’Eldorado africain en sont arrivés là ? », conclu très en colère La Concorde en guise de blâme au gouvernement. Les remous, manifestement ne sont pas prêts de s’estomper.


L’Agitateur

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