La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Les dépôts de dossiers de candidature à la Une des canards

mercredi 13 juillet 2016 Speciales


La presse gabonaise, la semaine écoulée, a consacré ses ‘’Une’’ sur le dépôt de candidatures en vue de la présidentielle d’août prochain et les différentes rencontres entre les candidats de l’opposition et le président de la CENAP et de la Cour constitutionnelle.

‘’Après leurs différentes rencontres avec le Président de la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), René Aboghe Ella, et la Présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsouo, afin de mettre en garde ces derniers sur l’importance du strict respect de la loi lors de l’examen et la validation des dossiers de candidature au prochain scrutin présidentiel, l’opposition gabonaise poursuit son combat sur le terrain’’, fait observer le journal Le Mbandja.

‘’Dans le cadre du bon déroulement de l’élection présidentielle qui aura lieu en août prochain, renchérit le journal le Temps, les candidats déclarés à ce rendez-vous ont rencontré, les juges de la Cour constitutionnelle. L’objectif de cette rencontre était d’attirer l’attention de la mère de lois dans notre pays sur la situation administrative de l’actuel chef de l’Etat, qui malgré tout cherche à briguer un autre mandat. Ils ont donc demandé à Marie Madeleine Mborantsuo et les siens de prendre leurs responsabilités’’.

‘’Ainsi, poursuit le journal Le Mbandja, pour les membres de l’USP et les candidats déclarés à la magistrature suprême, dont Jean Ping, Casimir Oye Mba, Léon Paul Ngoulakia, Pierre Claver Maganga Moussavou, Jean Mouang Mbading, le changement démocratique, seule voie de salut pour un retour à la normale dans notre pays, pourrait-il passer par la disqualification d’Ali Bongo Ondimba. Cependant, il sied de rappeler, à l’endroit de tous ceux qui briguent le fauteuil présidentiel, que bien qu’aspirant au changement, les Gabonais veulent vivre ces échéances dans la cohésion et la sérénité’’, conclut le Mbandja.

‘’Depuis quelques mois, sinon plus, le Gabon s’enfonce inexorablement vers une crise politique inédite. En dépit d’une culture de paix, en réalité, plus entretenue par une agitation de la peur du chaos par les différents pouvoirs successifs au Gabon, on peut sans risque de se tromper que notre pays a, toutefois, échappé au pire ; pour ne pas dire aux affres de la guerre. Aussi, peut-on en dire autant aujourd’hui compte tenu du contexte politique lourd et de la mobilisation de toute la société gabonaise ? A qui pourrait-on incomber la responsabilité de ce glissement progressif vers le chaos ?’’, s’interroge pour sa part le journal Le Temps.

‘’Alors que la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) s’apprête à recevoir les dossiers de candidatures de la présidentielle du 27 aout prochain, le bureau de l’institution semble déjà être entre le marteau et l’enclume. En effet, elle est confrontée à un dilemme à savoir la lecture stricte du droit ou le rejet de la candidature d’Ali Bongo Ondimba que lui exigent les candidats de l’opposition. Un choix difficile et une pression désormais inédite sur les épaules du Président de la CENAP, René Aboghe Ella et son bureau au moment où son institution s’apprête à recevoir les dossiers de candidatures des différents candidats déclarés à la présidentielle d’aout prochain.’’, commente le journal Mibana.

‘’Et dans cette ambiance de positions, le choix de la démission de certains membres du bureau de l’institution n’est pas exclu d’ici au 27 août prochain. Car qu’elle satisfasse la demande de l’opposition, ouvrant ainsi la voie à une transition ou qu’elle ne la respecte pas et donne lieu à un grabuge ante voire postélectoral, la décision de la CENAP fera forcément date dans l’histoire politique du Gabon. Le choix difficile de René Aboghe Ella, en cette année électorale où le feu de l’embrasement couve sous les discours enflammés des différents Etats-majors engagés dans cette bataille présidentielle’’, fait remarquer le journal.

‘’Quel crédit peut-on accorder aujourd’hui à l’opposition gabonaise dans son ensemble, et particulièrement à celle dite « radicale » ? C’est l’interrogation qui taraude les nombreux esprits avertis qui déplorent aujourd’hui, non seulement le discours, mais aussi les motivations déstabilisatrices de cette partie de l’opposition’’, relève le journal L’Objectif.

‘’Or, renchérit le journal, à la lecture des attitudes des ceux qui se disent opposants aujourd’hui, et dont l’unique projet de société est le départ d’Ali Bongo Ondimba et du PDG du pouvoir, tout porte à croire que nombreux souffrent d’une cécité morale voire intellectuelle.Doit-on combattre Ali Bongo Ondimba qui a commencé à relever le pays de la stagnation dans laquelle il était plongé depuis des décennies ?’’, s’interroge le journal.

‘’Les résultats enregistrés depuis son arrivée au pouvoir sont de nature à susciter l’espoir d’un lendemain meilleur. L’on dirait que les opposants qui se disent radicaux ont d’autres motivations que celle de voire le Gabon rentrer dans le cercle des pays émergents. D’où la manifestation de leur mauvaise foi’’, analyse le journal L’Objectif.


L’Agitateur

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