La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Le PDG et ses congrès...

samedi 9 décembre 2017 Speciales


Les congrès provinciaux du PDG au pouvoir et la mission de la délégation conduite par l’opposant Jean Ping auprès de la commission de l’Union africaine visant à déposer un mémorandum, deux faits d’actualité largement commentés par la presse gabonaise.

« Nombreux se posent la question de savoir à quoi ont servi les différents congrès du PDG ? S’interroge le journal Le Mbandja qui poursuit : …Toutefois l’on peut déjà en tirer quelques leçons. La première est qu’Ali Bongo a réussi à faire la démonstration urbi et orbi que dans ce pays il est loin d’être le seul grand tricheur. Les PDGistes ont tous ou presque dans leurs gènes la triche. C’est des tricheurs impénitents, des éternels fraudeurs. Le deuxième est que le même Ali a voulu faire la démonstration que tous ses cadres qui se font passer pour des clochards de luxe sont en réalité des multimilliardaires qui ont de l’argent caché soit sous le lit, soit au plafond. Il suffit de juger les montants astronomiques qui ont circulé dans les différentes provinces du pays pour acheter les misérables Gabonais et les amener à aller voter pour tel ou tel candidat…Le dictateur émergent peut tout de suite tirer lui-même les conclusions qui s’imposent, à savoir, si lors de la présidentielle, ses hommes n’ont pas réussi la mobilisation dont ils viennent de faire la démonstration lors des congrès provinciaux, c’est qu’ils n’ont pas réellement mouillé le maillot., mieux, ils ont gardé leur argent au frais au lieu de le mettre au service de leur propre candidat mis en difficulté partout tout en poussant à truquer les résultat du haut-Ogooué », analyse le journal Le Mbandja.

« Les congrès provinciaux du PDG, renchérit l’hebdomadaire Echos du Nord, malgré des remous plus qu’évidents qui augurent des lendemains qui ne chantent pas à l’unisson au sein de ce parti, se tiennent tant que mal. Contrôlés de bout en bout par BOA et le MOGABO (Mouvement gabonais pour Ali Bongo Ondimba) qui ont su bloquer les choses quand elles n’allaient pas comme ils l’entendaient, l’issue des congrès dans le Moyen-Ogooué et l’Ogooué-Ivindo n’a pas contredit les ambitions du bord de mer. Le Haut-Ogooué, où tout est arrêté, en est un bel exemple, aujourd’hui, de la ténacité de BOA à imposer ses gens à tout prix. » Commente le journal Echos du Nord.

« Congrès provinciaux du PDG, le MOGABO à l’assaut du PDG » titre le journal Nku’u le messager. ‘’ Cars-costers, déplacements déplacement des populations d’électeurs, le tout arrosé de ‘l’argent de taxi’’ ont fait la différence. Après deux reports, Joel Ogouma n’a pas lésiné sur les moyens pour qu’il n’y ait plus, cette fois-ci, ni d’annulation ou de report du scrutin et qu’il l’emporte sur un RAO pris au dépourvu. » Commente à tour le journal Nku’u le messager.

« Drôle de scrutin ! s’exclame le satirique La Griffe. « Avec le PDG, version Bangandodo, on aura tout vu. On organise un vote, mais on ne fait pas de liste. Pas de collège électoral. Tout le monde vote, il suffit de s’inscrire et de disposer de son récépissé d’inscription. Une élection ? Et comment ! C’est bien une élection. Sans campagne. Mieux : sans bulletins de vote. On écrit le nom du candidat sur un bout de papier. Et le tour est joué. Et pour les illettrés ? Pas de panique : le président du bureau accompagne l’électeur dans l’isoloir pour inscrire le nom du candidat choisi. Ce qui a l’art de garantir le secret du vote. Il paraît que c’est le parti au pouvoir qui nous offre ce spectacle. Bravo !!! » Ricane le journal.

Outre les congrès provinciaux, prélude au congrès national prévu ce week-end dans la capitale gabonaise et qui réunira 2 000 congressistes environ venus de tous les coins du Gabon, la fin de non recevoir infligée à la délégation de l’opposant Jean Ping par l’Union africaine qui a non seulement refusé de la recevoir mais a ignoré le rapport qu’elle entendait déposer sur sa table, rapport à charge contre le régime de Libreville.
« Jean et les siens humiliés par l’Union africaine ! » clame le bimensuel la Nouvelle République.

« Le leader de l’opposition gabonaise, Jean Ping, le président de l’Union nationale (UN), Zacharie Myboto et le président de l’Alliance démocratique et républicaine (ADERE), Didjob Divungi Di Ding, poursuit le journal, voulaient remettre un mémorandum à l’union africaine, à l’occasion du sommet Union Africaine-Union Européenne à Abidjan en Côte d’Ivoire. Le mémorandum était destiné à attirer l’attention de la communauté internationale sur la crise politique au Gabon. Ils ont essuyé une fin de non-recevoir de la part de la commission de l’Union Africaine, qui les a complètement ignorés. » Rapporte La Nouvelle République.

« Croyaient-ils obtenir du président de l’Union africaine ce que Jean Ping, alors président de la Commission de l’union africaine, avait refusé à la délégation de l’Union nationale conduite à l’époque par son président, un certain Zacharie Myboto ? Qu’est-ce qui étonne Myboto ? A-t-il oublié que Jean Ping, à l’époque président de la commission de l’Union africaine avait refusé de les recevoir et le sort par lui réservé à leur requête du 28 septembre 2010 et du 6 janvier 2011 ? » S’interroge le journal Misamu.
« Si les membres de sa délégation ne se souviennent pas de tous ces revers, poursuit le journal, Jean Ping lui-même n’a pas oublié qu’il avait demandé à Morgan Tsvangirai, gagnant probable de la présidentielle du 31 juillet 213, de négocier avec Mugabe. » Rappelle Misamu.


L’Agitateur

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