La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Le grand nettoyage d’Ali Bongo !

vendredi 1er mars 2019 Speciales


A l’étranger depuis plus de quatre mois pour sa convalescence, suite à son accident vasculaire cérébrale le 24 octobre dernier en Arabie Saoudite, Ali Bongo qui a effectué un bref retour en début de semaine, a présidé son tout premier conseil des ministres depuis sa maladie et la formation du gouvernement Nkoghe Bekalé le 12 janvier dernier. Un conseil des ministres essentiellement marqué par une pluie de nominations, mais surtout par un grand ménage dans l’administration publique, y compris même dans son écurie.

" Le retour sous peu d’Ali Bongo, une tempête de nettoyage s’annonce ". C’est par ce titre que le journal, L’Espoir annonçait déjà, quelques jours auparavant, ce qui allait être effectivement un grand nettoyage. « Le grand nettoyage à venir », avait pressenti L’Espoir, « serait d’une forte amplitude sismique ». Laquelle ne devait pas manquer « d’emporter un grand nombre des fonctionnaires qui auront fait étalage de leur incapacité à suivre le train des réformes ».

Un pressentiment qui s’est finalement révélé être vrai, puisque « le conseil des ministres du 26 février », rapporte le quotidien L’Union, a « consacré, une nouvelle fois, un volet important aux mesures individuelles, lesquelles pourraient être interprétées comme une vaste purge dans l’administration publique. Notamment avec le départ spectaculaire ou la mutation de plusieurs directeurs généraux. On peut citer quelques cas notoires : Ismael Ondias Sounas (Caistab/ nommé DG de la société équatoriale des mines) ; Saïd Abeloko (Oprag/ nommé ambassadeur du Gabon au Togo, Ghana, Bénin) ; Raymond Okongo (direction générale des Douanes et droits indirects) ; Hugues Mbadinga Madiya (direction générale de la Dette/ nommé directeur de cabinet du premier ministre) ; Nina Alida Abouna (ANPI-Gabon/ nommée SG ministère du Tourisme) ; Sylvain Patrick Enkoro (Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) ; etc. ».
« Si les populations », explique L’Union, « interprètent ce renouvellement des élites comme des sanctions, les raisons obéissent, à s’y méprendre, à une certaine objectivité. Celle d’obtenir des résultats probants et conformes aux objectifs fixés par les plus hautes autorités, à travers le plan de relance économique et des réformes initiées l’année dernière ».

« Vague de nominations et valse de départs ». C’est le titre à la Une du journal Le Temps qui s’étonne du débarquement de certains collaborateurs proches d’Ali Bongo. « Pourtant réputés très proches du palais présidentiel, des noms bien connus ont été débarqués de leurs postes, pour occuper d’autres fonctions moins juteuses. Saïd Abeloko, le tout puissant DG de l’Oprag et très fidèle du président de l’Ajev, a été débarqué de son fauteuil et nommé ambassadeur duGabon au Bénin, au Togo et au Ghana », écrit l’hebdomadaire qui ajoute qu’ « il en est de même de Liban Soleman. Ce dernier n’étant plus en odeur de sainteté avec le cabinet présidentiel, a été également viré comme coordonateur du Plan Stratégique Gabon Emergent. De surcroît dissout sans aucune forme de procès, lors de ce même conseil des ministres. Ce proche de Maixent Accrombessi a été lui aussi nommé ambassadeur du Gabon en Arabie Saoudite. A défaut d’aller se tourner les pouces, Dieu seul sait quel rôle sans moyens financiers, ces derniers iront jouer en diplomatie », conclut Le Temps.


L’Agitateur

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