La presse gabonaise lue par L’Agitateur : Le déballage de Chantal Myboto

mardi 29 mars 2016 Speciales


Le 19 mars dernier à Libreville, Chantal Myboto, membre de l’Union Nationale, a fait une sortie diversement appréciée par les journaux parus la semaine dernière. Pour certains titres, c’était le grand déballage sur les secrets d’Etat, alors que pour d’autres, il n’en était rien.

« C’est reparti avec la sorcellerie politique ! », s’exclame le journal Le Douk-Douk  ». « La dizaine de candidatures issues de l’opposition sera revue à la hausse. La campagne, sans surprise, n’intéresse qu’accessoirement le vécu des Gabonais. On les voit venir, ces messieurs-dames, le verbe à la sauce Lepeniste ou Trumpiste selon la température équatoriale. Depuis avant cette période, Chantal Myboto Gondjout est au bord de l’implosion. Le baromètre lui est monté à la tête », fait remarquer le journal.

‘’Ceux qui savent ne parlent pas. Mais je suis obligée d’en dire un peu pour qu’il (Ali) ne prenne pas mon silence pour de la lâcheté ou de la peur’’, le 19 mars dernier, Chantal Mybot Gondjout a décidé de briser le silence qu’elle observe depuis plus d’une quinzaine d’années. Période où elle a quitté le Bord de mer », rapporte le journal Echos du Nord.

« Chantal Myboto a tenu à lever le voile sur le coup d’Etat électoral de 2009. En plus d’aborderles questions de l’état civil d’Ali Bongo et celles de la succession », renchérit le journal L’Aube.« Elle avait pourtant promis exposer au grand jour des secrets d’Etat », rappelle le bimensuel La Nouvelle République.Finalement, poursuit le journal, elle est simplement venue montrer sa jolie bouille et ses grandes toilettes aux Gabonais, et expliquer pourquoi Omar Bongo en avait fait une de ses maîtresses préférées.

Pour cette première sortie historique qui a mobilisé le gotha de la faune politique de l’opposition, Chantal Myboto n’a rien apporté au débat. Elle est restée très vague sur les fameuses origines nigérianes d’Ali Bongo », regrette le bimensuel La Nouvelle République.

« Le public s’attendait à de nouvelles révélations », renchérit le journal Gabon D’Abord. « Nous sommes dans un pays bizarre. Ce qu’on attend n’arrive jamais. André Mba Obame est mort, emmenant avec lui tout ce qu’il savait sur les vraies origines d’Ali, son frère. Arrive Ngoulakia, le grand frère, dissident du pouvoir en place. Le peuple aura beau espérer connaître la vérité, mais rien n’y a fait. Mais, la grande déception viendra de Chantal Myboto, elle qui a été pendant des années la compagne de Bongo. Qu’elle ne dise surtout pas que celui-ci, sous l’oreiller, ne lui a jamais révélé les secrets de famille ? », s’interroge le journal qui estime que « Le reste n’est que distraction. »

« Entretenant l’amalgame entre intérêts familiaux et raison d’Etat, les Myboto tentent aujourd’hui de vouloir entraîner tout le peuple gabonais derrière eux en faisant de la situation administrative d’Ali son leitmotiv pour lequel tout le monde doit se battre. », relève le journal Nku’u Le Messager. Pour cet hebdomadaire, « Le problème de la situation administrative d’Ali Bongo Ondimba n’étant donc, à cet effet, qu’une contradiction secondaire. Ce qui doit unir aujourd’hui les Gabonais qui s’opposent au régime dictatorial et dynastique des Bongo, c’est l’aspiration de parvenir à l’alternance politique au sommet de l’Etat gabonais », conclut Nku’u Le Messager.« Actuellement, le scandale né des faux papiers d’Ali Bongo Ondimba envenime gravement la vie du pays, mais aussi de l’Union nationale via les Myboto », constate le journal Le Mbandja.


L’Agitateur

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