La presse gabonaise lue par l’Agitateur : La valse des démissions dans la sphère politique

lundi 2 mai 2016 Speciales


La presse gabonaise est revenue la semaine écoulée sur le climat politique actuel, marqué par les différentes sorties de candidats à la présidentielle d’août prochain ainsi que des alliances nouées au sein des deux blocs politiques : opposition et majorité au pouvoir.

Plus on s’approche du mois d’août, plus la prochaine Présidentielle occupe l’actualité politique dans notre pays. Cela s’est encore vérifié au cours de la semaine écoulée. Petit à petit, les choses se dessinent et les grandes tendances deviennent de plus en plus perceptibles’’, fait remarquer le quotidien L’Union.

‘’Dans tous les cas, renchérit le journal, au regard de ce qui précède, et à l’expérience de ce qui se fait depuis que l’on parle du prochain scrutin, on constate que trois grandes tendances se dégagent à ce stade. Il y a d’abord le jeu des alliances autour des candidatures jugées sérieuses : celles du Président sortant Ali Bongo Ondimba, de l’ancien Président l’Union africaine Jean Ping, et de l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama. Il y a ensuite les candidats sans assises sérieuses et ne pouvant compter sur aucune alliance respectable. En fait, la troisième tendance n’est pas réellement autonome en tant que telle. En ce sens qu’elle concerne également plusieurs acteurs enregistrés dans les deux premières. C’est celle incarnée par « l’Union sacrée pour la patrie », qui appelle à combattre la candidature du président sortant…’’, relève le journal L’Union.

‘’L’Union sacrée promet la destitution d’Ali Bongo dans trois semaines’’, rapporte Echos du Nord. ‘’Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’Ali Bongo partira. Voilà le chronogramme de l’opération : Acte 1 : Nous donnons une semaine à Ali Bongo pour retirer sa candidature. Acte 2 : Nous lui donnons une semaine pour démissionner du pouvoir. Acte 3 : S’il refuse de démissionner, nous donnons une semaine à l’Assemblée nationale de le destituer. Acte 4 : Passé ce délai, nous passerons à sa destitution par le peuple’’, ajoute le journal.

‘’C’était le premier acte d’un processus de destitution dont les différents acteurs se sont accordés sur la nécessité de le mener jusqu’au bout. Ne plus reculer, foncer et par tous les moyens démettre Ali Bongo avant les élections présidentielles d’aout 2016 ! C’est en somme la résolution prise par les acteurs de l’(USP) et le peuple du changement présent samedi dernier dans la cour du complexe scolaire Ntchoreret’’, reconnait pour sa part le journal L’Aube.

‘’Une présidentielle et des guignols’’, clame à son tour le bimensuel La Nouvelle République.

L’opposition gabonaise n’est pas au bout de ses pitreries imbéciles qui tendent à transformer le Gabon en une sorte de cirque géant pour des numéros spéciaux où le caprice crasse se mêle à l’idiotie ! Sa dernière sortie au collège Ntchoréré, la semaine dernière, aura été le chef-d’œuvre d’une histoire de fous. L’opposition, sous la bannière de l‘Union Sacrée pour la Patrie (USP), a fait rire grand monde, venu l’écouter ce jour-là. Elle a donné, comme dans un simulacre de tribunal, un ultimatum à Alain-Bernard afin qu’il démissionne et quitte le pays sans quoi la sentence à la peine capitale que cette opposition serait amenée à prononcer, serait sans appel’’, tempête le journal.

‘’Le premier enseignement que l’on tire de cette situation est que la démocratie interne réclamée à cor et cri par « les héritiers » n’était qu’un prétexte, de la phraséologie pour plaire à une opinion désabusée par une opposition en manque de projet de société susceptible d’envoyer à la poubelle l’avenir en confiance, le Plan stratégique Gabon émergent…’’, analyse le journal La DOC’

’Le deuxième enseignement est que ils sont 10 aujourd’hui à se porter candidats, mais peu en dehors d’Ali Bongo ont une idée assez claire de ce qu’ils envisagent pour le Gabon’’, conclut le journal.

‘’Le patriotisme des aînés, la lucidité et le courage d’une poignée d’hommes politiques des deux bords, ont toujours permis de sauvegarder l’essentiel, même lorsque le pays se trouvait au bord du précipice. Dans cet essentiel, il y a la paix civile, la concorde nationale et la prospérité, bâties pied à pied, cinquante-six durant’’, rappelle le journal La Sagaie. Les générations actuelles se montreront-elles, à leur tour, capables de relever un tel défi ? S’interroge le journal.

‘’Oh ohoh « monsieur », ici, ici, ici, ici,….c’est le Gabon ! Aucun sang du Gabonais n’est à verser ! Si cette situation ne vous sied pas, le bateau, l’avion et la voiture….sont là !’’, clame le journal La Loupe


L’Agitateur

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