La presse gabonaise lue par l’Agitateur : La ronde des démissions au sein du PDG

lundi 2 novembre 2015 Speciales


Les démissions de membres influents du PDG alimentent encore la presse parue la semaine écoulée.

Le journal Le Douk-Douk sonne la charge : « Il est évident aujourd’hui, lorsque l’on regarde la nature des personnalités qui quittent le PDG, qui dénoncent l’absence de dialogue et relèvent une confiscation et une concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme, démissionnent sous le fallacieux prétexte qu’il y a un net recul de la pratique de la démocratie et du dialogue au sein de leur parti aujourd’hui que pendant les années sombres d’avant 2009.

 Habitués des manipulations et des intrigues, ils tentent d’exercer une double pression en interne par la création des courants dont le but inavoué est, comme tous les gabonais ont pu s’en rendre compte lors de l’arrestation de serge Maurice Mabiala, de s’offrir une sorte d’immunité politique par une instrumentalisation de l’opinion publique et par un emploi excessif et habile d’un discours dans lequel ils appellent et invitent à un plus grand usage de la démocratie au sein du parti démocratique gabonais », analyse le journal Le Douk-Douk.

« Au décryptage, plus les jours passent, plus le paysage politique s’éclaircit, principalement autour des possibilités présidentiables pour 2016.On se rend compte qu’il ne reste pas grand monde de « la race d’opposants véritables, radicaux, incorruptibles ». Faut-il en fabriquer pour au moins rendre le spectacle attrayant et inciter les électeurs à ne pas bouder les urnes ? S’interroge Matin Equatorial.

« Pour sûr, renchérit le journal La Tribune du grand Sud, nombre de leaders de l’opposition donnent le sentiment d’avoir faim. Et de ne s’agiter que pour trouver une solution à leur problème. Tout le brouhaha observé ces derniers temps viserait donc à faire un clin d’œil en direction du pouvoir. Il faut croire que les habitudes ont la vie dure, et que ces vieux opposants, nostalgiques du temps passé, et n’ayant plus les mêmes faveurs, n’aspirent qu’à trouver leur confort individuel d’avant. », Conclut le journal. 

Autre sujet commenté par la presse, la démission du PDG de Léon Paul Ngoulakia. « Signe d’une exaspération généralisée, Léon Paul Ngoulakia peu importent ses motivations, à décidé de cracher dans la soupe sacrée dont se bâfrent depuis bientôt cinquante ans les Bongo et les Dabany.

Comme s’il valait mieux choisir le suicide (Assélé dixit) que de continuer avec ce type-là ». Soupire l’hebdomadaire La Loupe.

« A tous points de vue, poursuit le journal, plus à raison qu’à tort, partout se profile le divorce d’avec l’homme aux multiples naissances. », constate La Loupe.

« A la différence de ceux-là qui voulaient perpétuer un système de prédation des deniers publics, perpétuer une baronnie régnante de père en fils, en dignes héritiers testamentaires du Gabon, Léon Paul Ngoulakia ne pouvait s’accommoder des frasques imbéciles de Maixent Accrombessi qui impactent gravement sur la gestion des affaires du pays. » tempête le bimensuel La Nouvelle République

« Cette démission est un coup dur pour le parti dit de masse. Si le départ des zouaves comme Adiaheno, Ping, Ntoutoume Emane, Adjémbé… n’a pas ébranlé le parti notamment dans la capitale Libreville où ils disent avoir une base électorale, des départs d’ailleurs qualifiés d’épiphénomène et de non-événement par le SG de cette formation politique Faustin Boukoubi , ça ne sera certainement pas le cas dans la province du Haut-Ogooué. », prédit La Nouvelle République.

« La démission de Léon Paul Ngoulakia venait à conforter chez les Gabonais l’idée selon laquelle tout n’est pas que mauvais, tous ne sont pas sourds et que cette famille n’est pas entièrement à part mais tout à coup patatras… », observe le journal L’Aube.

« Il est grand temps qu’un dialogue s’installe le plus rapidement possible car le temps n’est plus l’allié des politiques et la tension monte .Il faut agir en faveur d’une sorte de commission vérité et réconciliation sinon c’est la rue qui, à l’aide de son tamis, va trier pour le changement de paradigme et là plus personne comme interlocuteur à un quelconque dialogue. », commente le journal L’Aube.


L\’Agitateur

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