La presse gabonaise lue par l’Agitateur : La Présidentielle de 2016 et la crise au sein de l’UN

lundi 28 décembre 2015 Speciales


La presse gabonaise parue la semaine écoulée est revenue sur une foule de sujets qui rythment la vie politique au Gabon : l’unité de l’opposition dans la perspective de la présidentielle de 2016, l’Acte de naissance du président Ali Bongo Ondimba délivré par la justice de Nantes, la crise qui secoue l’Union Nationale et la récente tournée du président dans la province de l’Ogooué-Lolo où il a lancé le projet Graine, autant de sujets traités par la presse gabonaise.

« L’opposition se dégonfle ! », clame le bimensuel la Nouvelle République

« A lire les confrères, poursuit le journal, l’opposition situationniste semble désormais adhérer à l’idée d’une concertation nationale au sein du cadre approprié qu’est le Conseil National de la Démocratie (CND). Pourtant, depuis des lustres, le pouvoir s’est échiné à lui faire comprendre qu’il n’y avait plus un autre cadre de discussion en dehors de celui du CND. L’opposition accepte certes de mettre un peu d’eau dans le vin de ses fantasmes, elle pose comme préalable à cette table ronde politique que les conclusions qui en seront issues aient force de loi donc applicables à tous. A moins de verser dans une radicalité aveugle et improductive, l’opposition nous embarque dans les mêmes sentiers battus, les vieux schémas de la Conférence nationale de 90 où cette opposition, très déterminée, avait exigé que les actes de cette concertation soient souverains et qu’ils s’appliquent à nos Institutions. Un peu naïvement, elle en était même à penser que le pouvoir pouvait se faire hara-kiri. », constate La Nouvelle République.

 

« Etat civil d’Ali Bongo Ondimba : pourquoi les Myboto ne parlent plus ? » S’interroge le satirique La Griffe. « Véritable dindon de la farce de cette histoire, poursuit le journal, le clan Myboto qui a considéré que les querelles familiales avaient leur place sur le champ politique. Entre les déclarations tapageuses, sur fond d’intrigues politiciennes, et le besoin absolu de vouloir exister, par le biais d’un positionnement, dans l’opposition, qui ne sert que ses propres ambitions, la ligne est très fine. Tout se confondait inextricablement…Qui croire désormais après une telle forfaiture ? Ping, les Myboto ou l’écrivain sur commande, Pierre Péan ? S’interroge le satirique la Griffe.

 

La crise qui sape les fondements de l’Union nationale intéresse le journal L’Aube : « La fracture est donc officiellement ouverte entre l’Union nationale et ses deux vice-présidents Jean Eyeghe Ndong et Jean Ntoutoume Ngoua, en plus des Souverainistes qui manifestement sont sortis des rangs avec pour certains des injures envers le directoire du parti. Pour sûr, la pagaille au sein de l’Union nationale n’a pas encore livré tous ses secrets », relève le journal L’Aube.

 

Sur l’idée d’une candidature unique de l’opposition à la présidentielle de 2016, Le journal Le Douk-Douk rapporte les pros de l’opposant Pierre-Claver Manganga Moussavou : - Il faut un candidat de l’opposition pour le Grand nord, un candidat pour le centre et un candidat pour le Grand sud- « il soutient noir sur blanc, que demain, en 2016, comme hier en 2009 et avant-hier en 1993 en passant par 2005 et 1998, il n’y aura pas de candidat unique de l’opposition. Présenté ainsi, MagangaMoussavou ne fait que confirmer une règle non écrite. Celle mise au goût du jour par le président du parti familial, le PSD, sous les battements de son tam-tam endiablé », commente le journal le Douk-Douk.

 

« Il est encore possible d’éviter le pire en 2016, nuance le journal La Loupe, car le gouvernement d’Ali Bongo Ondimba ne changera pas de politique. C’est pourquoi l’opposition est invitée à amorcer un cercle de la raison autour d’un candidat qui incarnera le changement, c’est-à-dire, au-delà du départ d’Ali Bongo Ondimba tant souhaité, c’est plutôt la fin du système Bongo qu’il faudra envisager », souligne le journal La Loupe

 

Le projet Graine lancé par le président de la République a été largement commenté par certains journaux de la place : «  Un retard à l’allumage des projets du PSGE dans la province qui suscite une certaine réticence politique chez nombre de Logovéens et douche l’enthousiasme d’autres à mobiliser massivement les populations derrière le PDG…Du coup, les promesses de Jean Ping, de passage dans la province, ont mobilisé du monde davantage par ras-le bol ou exaspération d’une province qui aura donné à ce pays un président de l’Assemblée nationale, des ministres d’Etats, des hauts fonctionnaires et diplomates chevronnés, mais dont tout cet attrait politique n’a pas encore eu le prolongement économique et social attendu depuis des lustres, à en juger rien que par l’état du réseau routier » analyse Matin Equatorial.

 


L\’Agitateur

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