La presse gabonaise lue par l’Agitateur : la crise à l’UN et la Une scandaleuse de Jeune Afrique

lundi 14 septembre 2015 Speciales


La crise qui secoue l\’Union nationale (UN) depuis que l\’opposant Jean Ping, soutenu par certains cadres de cette formation politique, se positionne comme le candidat de l\’UN à la présidentielle de 2016, et la levée de bouclier entrainée par l\’article de l\’hebdomadaire Jeune Afrique sur la supposée xénophobie des Gabonais, ont alimenté les colonnes de la presse gabonaise parue la semaine écoulée.

"Même si Myboto semble minimiser la contestation de plus en plus forte, son pouvoir vacille. Son image gravement écornée et son autorité bafouée. Ella Nguema crache dans la soupe et déroute les militants. L'ancien SOBRAGA n'est plus qu'une coquille vide. Jean Ping et ses espèces sonnantes et trébuchantes ne seraient pas étrangers aux malheurs de Myboto", fait remarquer Le bimensuel La Nouvelle République. "L'idée d'une candidature unique de l'opposition tant portée par l'UN devient comme un casse-tête chinois pour cette formation dont le candidat naturel était André Mba Obame. L'arrivée de Jean Ping dans l'opposition avec un discours nouveau et une nouvelle façon d'agir, trouble et complique davantage les calculs de l'Union nationale de Myboto", analyse le journal.

"Front de l'opposition pour l'Alternance, fin de la lune de miel ?", s'interroge l'hebdomadaire Le Mbandja." A la vitesse où vont les choses, il faudra, pour Jean Ping et à ses soutiens inventer une autre coalition s'il veut compter sur une pareille structure pour être candidat en 2016", estime Le Mbandja.

"Ping dans le piège Fang" clame le satirique La Griffe. "D'aucuns se demandaient toujours pourquoi après les cocoricos qui ont annoncé son pseudo succès dans le grand nord, Ping n'a pu rassembler que deux tondus trois pelés samedi dernier dans leur marigot du collège Ntchoreret... Il faut dire qu'en voulant coûte que coûte s'épargner une candidature Fang susceptible de le priver des voix Ekang, Ping a fait un pari qu'il ne pouvait perdre, tellement la mise était grosse.", ricane La Griffe.

"Présidentielle de 2016, entre rancœur et fidélité", titre l'hebdomadaire L'Objectif. "Qu'elles appartiennent à son propre camp ou proviennent de l'opposition, le candidat Ali Bongo Ondimba, s'il veut rempiler à la tête de l'Etat l'année prochaine, devra compter avec des formations politiques et des personnalités qui occupent le terrain en participant à la compétition électorale.", estime le journal.

L'article de l'hebdomadaire Jeune Afrique a entrainé un torrent de réactions dans les journaux parus au Gabon.

"On s'interroge néanmoins, tout en marquant notre indignation, sur l'opportunité de mettre à la une de l'hebdomadaire les armoiries de la République gabonaise détournées dans leur aspect originel et chargées d'un nouveau contenu semblant faire du racisme l'essence même de tout un pays.", s'insurge l'hebdomadaire La Loupe. "Cette faute est gravissime, et pour autant que les commanditaires de cette enquête se croient exemptés des vices que Jeune Afrique prête aux Gabonais. A vrai dire, poursuit le journal, les étrangers qui dérangent au Gabon sont ceux qui, non contents de s'être infiltrés on ne sait comment dans les hautes sphères du pouvoir, détruisant les fondements juridiques, moraux et travaillent à l'affaiblissement de la Nation gabonaise", explique le journal La Loupe

"Jeune Afrique incite les Gabonais à la xénophobie", clame l'hebdomadaire Echos du Nord. "La photo choisie pour illustrer l'article de Georges Dougueli, la plume "gabonaise" de Jeune Afrique en dit long sur les objectifs de ce papier", analyse le journal.

"Des accusations graves de ce genre sont portées à l'endroit des Gabonais sans que le gouvernement ou la présidence de la République ne réagisse pour ne ce reste que condamner ce groupe de presse.", s'indigne l'hebdomadaire Le Mbandja." Le véritable problème, poursuit le journal, se situe aujourd'hui dans le comportement arrogant et méprisant des nouveaux étrangers qui se disent plus Gabonais que les Gabonais de souche, du fait de leur positionnement dans l'appareil de l'Etat et dans le tissu économique du pays où la part belle leur est réservée au détriment des nationaux." relève Le Mbandja.  

"En attendant de connaître la position de Luc Bengone Nsi et des autres, jeune Afrique sait désormais que s'il persiste à les considérer comme des racistes, les gabonais sont tout, sauf des capitulards.", fait remarquer L'hebdomadaire Le Mbandja.

 


L\’Agitateur

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