La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Guéguerres de clans au sein du PDG

vendredi 18 août 2017 Speciales


La presse gabonaise parue cette semaine est revenue sur les joutes oratoires qui opposent des collaborateurs du président qualifiés d’‘’amis du président’’ notamment ceux issus du courant politique Mogabo et certains hauts cadres du PDG au pouvoir dont son désormais ex SG Faustin Boukoubi qui ne font plus mystère de leur divergence de vue bien qu’étant du même bord politique. Par médias interposés, ils se rentrent dedans…

’Ça sent la panique à bord !’’, s’exclame le journal Gabaon.
‘’La sortie des prétendus « Hommes » du président qui, en réalité, poursuit le journal, sont les membres du courant politique appelé (Mogabo) Mouvement gabonais pour Ali Bongo Ondimba, a été mal perçue par les cadres et militants du Parti Démocratique Gabonais (PDG). Où est donc passé le premier ministre ? Valide-t-il les sorties de ses ministres, pour parler de la politique qu’il mène ? Peut-on gagner des points en marquant contre son camp ? S’interroge le journal. ‘’Ces sorties, selon le journal GABAON, suscitent de multiples interrogations et attisent la méfiance et la suspicion au sein de l’opinion publique et dans l’opposition. Autant d’interrogations qui attisent la curiosité.

Il est plus qu’urgent qu’Ali Bongo frappe du point sur la table, voire qu’il sévisse, si tant est qu’il souhaite le retour d’une sérénité véritable dans son pays…et qu’il montre qu’il ne partage pas les agissements des siens. Au risque d’accréditer les moult rumeurs sur sa probable capitulation circulant actuellement sur les réseaux sociaux.’’ Conclut le journal.

‘’Décidément, les « hommes du président » ont juré faire imploser le PDG. Ils ont vraiment du cran à revendre les « hommes » du chef de l’Etat, qui ont eu le culot pour faire un bras d’honneur au secrétaire général du PDG, Faustin Boukoubi, qui a cru devoir rappeler à l’ordre ses camarades’’ renchérit le journal L’Espoir.
‘’Les piques décochées avec une légèreté déconcertante par la bande de dix à l’endroit des éminences grises du PDG, notamment, leur tête de proue, Faustin Boukoubi, c’est le signe que ce dernier serait devenu sursitaire. Le jeu de massacre qui ne s’est pas arrêté aux conférences de presse, se poursuit par médias interposés. Et là, les « hommes du président de la République » qui ont la maîtrise de la communication au Gabon, ont désormais une avance sur le PDG et ses hiérarques’’ analyse le journal.

‘’Dans un contexte où l’espace politique reste fragmenté par des partis politiques qui, restés suspendus au scrutin d’août dernier à l’issue duquel la mandat d’Ali Bongo Ondimba à la tête du Gabon s’est vu prolongé de sept ans, refusent de se positionner concrètement pour la conquête du pouvoir qui doit être l’objectif majeur de tout parti politique. La classe politique entretient de la sorte un statu quo qui empêche le pays d’avancer.’’ Fait remarquer le journal Matin Equatorial.

« Le BDC constate pour déplorer l’attitude irresponsable de certains compatriotes qui s’illustrent négativement par la diffusion d’informations erronées sur la situation du pays , alors qu’au regard de notre loi fondamentale, la prochaine élection présidentielle est prévue pour l’année 2023, sauf cas de force majeure », a déclaré Guy-Christian Mavioga( chef de file du BDG), soulignant que même en cas de force majeur, la Constitution prévoit des autorités en charge de conduire la transition’’ rapporte le journal.

‘’Cette fragmentation de l’espace politique crée des divergences qui confortent des dysfonctionnements de tous ordres, dans la mesure où beaucoup se sont éloignés des débats d’idées susceptibles de faire évoluer positivement le jeu politique’’ regrette Matin Equatorial.

‘’Depuis la fin de la présidentielle d’août 2016, une frange de Gabonaises et de Gabonais, que j’estime de la majorité silencieuse, assiste, dubitative et impuissante, à des joutes oratoires entre des partisans de la Majorité présidentielle républicaine et sociale pour l’Emergence et ceux de l’opposition ; et à d’acerbes diatribes à l’encontre des plus Hautes Autorités de notre pays sans même un minimum d’égard à l’endroit de la Première Institution qu’est le Président de la République’’ constate le satirique La Griffe.

‘’La tradition fang à laquelle appartient mon père m’a appris qu’il faut en chaque circonstance savoir raison garder. Si un fou vole tes habits pendant ta baignade à la rivière, ne te jette pas nu à la poursuite du fou. Sollicite à ta cause le concours d’autres personnes.

A l’évidence, toutes les instances nationales et internationales ne reconnaissent au Gabon que M. Ali Bongo Ondimba. Rappelons qu’en ses titres et qualités, il a été reçu par le Secrétaire Général de l’ONU. Serait-ce la fin du monde de demander au candidat perdant-2e au sortir du scrutin présidentiel, on ne le souligne pas assez-de se projeter sur l’avenir, de prendre son temps afin de préparer la prochaine échéance d’autant que les conditions de transparence et de gouvernance sont en nette amélioration ? S’interroge le journal La Griffe.!


L’Agitateur

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