La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Entre crise de l’Education nationale et Dialogue politique

mercredi 30 novembre 2016 Speciales


Deux faits d’actualité occupent les colonnes des journaux parus la semaine écoulée : la crise que traverse le secteur de l’Education nationale et la rentrée des classes qui peine à démarrer normalement et le dialogue politique qui est dans sa phase de consultations en vue de sa tenue.

Pour Matin Equatorial, « le dialogue politique inclusif aura lieu même si une certaine opposition rame à contre-courant de l’Histoire ».« A la lumière de la vérité manifeste imprimée dans la chair et l’esprit des véritables patriotes épris de l’essor de notre jeune Nation et des épreuves du temps, « Oui » le Dialogue National inclusif si sagement appelé par le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba doit se tenir et aboutir à des résolutions et recommandations salutaires pour le Gabon », renchérit le journal.

Dans une analyse au vif, ECHOS DU NORD qui se montre plutôt pessimiste, ne va pas par quatre chemins : « dans un tel contexte, il devient illusoire de parler de dialogue avec BOA », écrit le journal. « Les consultations entamées par le Chef du Gouvernement de la junte, le cuspodien Emmanuel Issozet-Ngondet ne donneront plus rien. Ceux qui se sont empressés d’embarquer sur ce bateau vont le regretter car le dialogue de BOA est désormais caduc », tempête Echos du Nord.

Le journal La Loupe s’invite au débat sur le dialogue politique via une interview deFranck Rebela, Secrétaire national de la Démocratie nouvelle, ancien sénateur du 3ème arrondissement de Port-Gentil. « Il est bien clair, lance Franck Rebela, qu’il est hors de question d’aller au dialogue avec Ali Bongo. Je suis de ceux qui disent effectivement non à un dialogue dont le but est connu d’avance et qui ne servirait qu’à ce que le PDG et des Bongo s’éternisent », commente l’ancien Sénateur.

Le satirique La Griffe a quant à lui ouvert ses colonnes à la problématique de la crise au sein du secteur de l’Education nationale, autre fait marquant de l’actualité au Gabon.« Le Premier ministre, Emmanuel IssozetNgondet a réuni ce jeudi 17 novembre 2016, à son cabinet à Libreville, les Ministres de l’Education nationale, Florentin Moussavou, de la Formation professionnelle Eloi Nzondo et la Coordination du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE) pour examiner le plan de réforme des systèmes éducatif, de la formation professionnelle et de l’emploi », rappelle le journal. « Il s’agira donc pour le Gouvernement à travers la réforme envisagée, poursuit le journal, de corriger ce paradoxe pour proposer un nouveau système d’orientation et de planification à court, moyen et long terme pour redonner à notre système éducatif et de la formation professionnelle toute sa place. Cette réforme relève d’un constat : autant l’accès à l’éducation et à l’alphabétisation est très élevé de l’ordre de 98%, l’un des plus importants en Afrique, autant le déficit structurel en enseignants et en salles de classes s’aggrave d’années en années », explique le journal.

Et le journal Matin Equatorial de renchérir : « Le Ministre de l’Education nationale, Florentin Moussavou a annoncé depuis la semaine dernière une série de rencontres avec les différents syndicats pour discuter des revendications inscrites dans leurs cahiers de charge en vue de trouver une solution à la crise qui paralyse ce secteur.Incapable de proposer des solutions aux problèmes légitimes des enseignants posés par l’intersyndicale Conasysed depuis le déclenchement de la grève le lundi 31 octobre 2016 », rumine le journal La Loupe qui poursuit sur sa lancée : « une rumeur de plus en plus persistante enfle sur la mise sur bons de caisse des salaires des enseignants par Florentin Moussavou. Dans ce cas de figure, que dit la loi ? », s’interroge le journal La Loupe

« Ici, poursuit le journal, c’est l’occasion de demander à Florentin Moussavou de faire preuve de lucidité et de trouver une porte de sortie avec les syndicats lors de la rencontre de cette semaine comme indiqué. La voie de l’affrontement, alors que les problèmes sont légitimes, ne mènera à rien de bénéfique pour la jeunesse gabonaise. Car l’histoire des crises dans ce département ministériel a démontré qu’aucun ministre n’a remporté le combat face à la Conasysed et aux enseignants déterminés à faire respecter leurs droits », avertit le journal.

« Que veulent finalement les syndicalistes ! », s’exclame le journal Matin Equatorial.

« Les véritables buts qu’ils poursuivent ne seraient-ils pas ailleurs ? Ne cherchent-ils pas à paralyser les institutions de la République par ces grèves à répétition et dans tous les secteurs au même moment ? Si tel est le cas, ils se trompent de chemin. Qu’ils s’affilient à des partis politiques d’opposition, et cessent de prendre les apprenants et l’ensemble du système éducatif en otage », conclut le quotidien Matin Equatorial.


L’Agitateur

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