La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Elections couplées, PDG vs opposition, à qui la victoire ?

samedi 22 septembre 2018 Speciales


A quelques jours de la tenue du scrutin, les stratégies de campagne des différents états-majors politiques, les coups bas, les chances de l’opposition ou de la majorité dans une compétition ouverte et aux résultats incertains, ne manquent pas d’alimenter les colonnes de la presse locale. Laquelle se fait largement l’écho d’une élection considérée à tout point de vue comme capitale pour la redéfinition des équilibres politiques dans le microcosme politique gabonais. C’est donc une bataille de légitimité mais aussi de représentativité entre le parti au pouvoir et l’opposition. Le tout, dans la perspective de 2023.

Pour le journal Nku’u le messager, qui affiche sur toute la largeur de sa Une, "Elections : le PDG aux abois", «  habitué à triompher sans péril, c’est-à-dire à gagner les élections sans difficultés, en usant de la fraude et autres coups de force, le Parti démocratique gabonais est aujourd’hui aux abois et cherche des échappatoires pour gagner les élections législatives et locales ». Car, poursuit l’hebdomadaire proche de l’opposition modérée, « en dépouillant le système électoral gabonais de tous les oripeaux qui le rendaient opaque, le protocole d’accord signé à l’issue du dialogue politique et inclusif d’Angondje a mis l’ex parti unique à nu. La mise à l’écart du ministère de l’intérieur et ses démembrements locaux de toutes les opérations électorales, y compris l’annonce des résultats, a fortement déréglé la machine à fraude des camarades de Louis. Du coup, c’est du côté de la Cour constitutionnelle qu’ils se tournent aujourd’hui  », afin de traquer tous les candidats indépendants qui n’auraient pas démissionné 6 mois avant du PDG, conformément à l’article 68 de la loi électorale.

Quid de l’opposition ?

Le bimensuel La Nation, lui, préfère mettre l’accent sur les faiblesses de l’opposition dont les chances de l’emporter sont « minces ». Selon La Nation, « il y a des signes qui ne trompent pas  ». Et au nombre de ces signes, l’hebdomadaire cite, entre autres, l’impréparation de certains candidats qui, après avoir longtemps rejeté les élections organisées par le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, ont fini par se décider à la dernière minute. En plus de cette impréparation, le journal évoque également la désunion d’une opposition qui préfère y aller en rangs désordonnés, les trahisons de ceux qui ont très vite obéi aux sirènes de l’argent en rejoignant le camp du pouvoir, etc. Tout cela semble suicidaire en face du PDG qui emploie les gros moyens pour éviter une éventuelle cohabitation à l’Assemblée nationale.

« Au peuple de choisir  »

C’est le titre à lire à la Une de L’Ombre, qui met en garde les électeurs. Lesquels doivent choisir entre les « vérités », les « chimères » et les « enfumages » des candidats qui ne le reconnaissent qu’en pareille période électorale.
« A quelques jours du début de la campagne électorale qui verra s’affronter différents candidats du pouvoir et de l’opposition, pour s’ouvrir les portes du changement, tous ménagent leur monture pour se lancer à l’assaut du peuple qui, du coup se trouve sur le trône de la souveraineté. Au peuple de faire gaffe, car la nuit, tous les chats sont gris  », prévient L’Ombre qui conclut qu’il revient « au peuple de choisir ».


L’Agitateur

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