La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Ces joutes électorales avant l’heure !

mardi 7 juin 2016 Speciales


La tournée de l’opposant Guy Nzouba Ndama dans la province du Woleu-Ntem, le nord du Gabon, la violence verbale de nos hommes politiques qui prend des proportions inquiétantes, fait des vagues et la presse s’en est faite l’écho.

‘’Entre l’association Renaissance qui soutient la politique du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, la tournée de Nzouba Ndama à Oyem et le meeting animé par l’ex-PM Jean François Ntoutoume Emane, auxquels il faut ajouter l’ambiance électrique de la Radio ADO du PM Daniel Ona Ondo et les différents tracts qui ont circulé visant Nzouba Ndama (TSF), l’on peut dire que l’on a failli de peu aboutir à une situation difficilement gérable sur le terrain, c’est-à-dire l’affrontement des équipes de soutien de chaque bord politique.’’, fait remarquer le journal La sagaie.
‘’En revanche, renchérit le journal, la guerre des mots des partisans de Jean Ping et de son équipe de campagne laisse croire que la période électorale pourrait ne pas passer dans le calme’’.

‘’Les acteurs politiques sont-ils tous animés par l’amour de la patrie, qui place le Gabon au-dessus de tout autre intérêt ?’’, s’interroge le journal L’objectif. ‘’Au regard des faits, et à l’examen des déclarations de certains, poursuit le journal, l’on répond par la négative. Et il ne serait même pas exagéré de penser que certains politiciens souhaiteraient voir le Gabon embrasé, et dans une passe difficile. En effet, la course au palais du bord de mer, qui sera organisée dans moins de 90 jours à travers l’élection présidentielle, nourrit des appétits des hommes politiques et autres personnalités de la société civile et religieuse, au point que certains perdent de vue qu’au-delà de l’enjeu de cette présidentielle, c’est le pays qui devrait en sortir grandi’’, commente le journal.

‘’Les ambitions des uns et des autres ne devraient viser que le développement du Gabon et du bien-être de ses habitants. Et c’est la population qui devrait donner l’onction, à travers les urnes, à la personne qui aura en charge son destin. Les acteurs politiques devraient donc veiller à ce que les acquis soient préservés, afin de léguer aux générations futures, en dehors de la paix, un pays qui chemine vers l’émergence. Le contraire est interdit.’’ clame le journal L’objectif.

‘’Comme une réponse du berger à la bergère. C’est un véritable message d’avertissement que le membre du Comité permanent du bureau politique du PDG pour le Woleu-Ntem a envoyé à son ancien mentor qui est allé livrer en pâture sa Camerounaise lors de sa tournée dans cette partie du Gabon. En effet, Guy Nzouba Ndama, partout où il est passé, s’est employé à se dédouaner et à nier avoir traité les Fang de moins que rien. Il sera amené à préciser que l’une de ses épouses est issue de cette ethnie. Même en vérité elle est originaire d’Ebolowa au Cameroun. Il fallait rapidement panser cette blessure et caresser dans le sens du poil les populations en leur faisant oublier le passé. Un passé qui l’a rapidement rattrapé avec cette sortie des populations du canton Ellelem qui l’on conspué quand il est allé au mausolée de feu Pierre Claver Nzeng Ebome. De plus, dès son retour au pays, Ona Ondo s’est empressé de remettre les pendules à l’heure’’, constate le journal Matin Equatorial.}

‘’En effet, depuis quelques semaines, Ali Bongo Ondimba et son griot de service Alain Claude Billie-by-Nze ne se privent pas d’affirmer qu’ils vont interpeller Jean Ping. Ils sont donc passés de la parole à l’acte. Mais n’est-ce pas grossier et dangereux cette manière de vouloir jouer avec le feu, et ce à un moment où les yeux de la communauté internationale sont braqués sur le Gabon ?’’ S’interroge le journal Le Mbandja.

‘’Au lieu d’instaurer un climat de terreur pour inspirer la peur, Ali gagnerait à prendre de la hauteur en reconnaissant le fiasco de son régime et de s’aménager une porte de sortie honorable. Qu’il arrête de penser que les Gabonais, qui ont presque tout perdu à cause de lui, marchanderont leur dignité et leur liberté par peur de sa violence policière et militaire. Le combat pour la libération d’un peuple est un combat drastique et astreignant qui demande beaucoup de sacrifices. Et aucune armée au monde ne peut vaincre la volonté d’un peuple à se libérer d’une dictature.’’, conclut le journal.


L’Agitateur

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