La presse gabonaise lue par L’Agitateur : Ali trahi par les siens ?

vendredi 29 septembre 2017 Speciales


Le contrôle du pouvoir par un cercle de privilégiés est l’un des enjeux politiques actuels largement commenté par la presse parue cette semaine au Gabon.

‘’ L’alternance au Gabon est-elle possible sans coup d’Etat ?’’ S’interroge le journal Mibana. ‘’ Le pouvoir d’Ali Bongo, renchérit le journal, reste encore plus fort qu’on ne pense, à moins que la France ne soutienne discrètement un coup d’Etat. Les Français ont décidé le départ de certains conseillers militaires de la Garde Républicaine. Cette décision est-elle un avertissement formel donné par Paris à Ali Bongo ? L’annonce d’intervention à venir ? Ou une mesure de précaution pour ne pas être mêlé, ni de près ni de loin, aux possibles exactions du pouvoir gabonais ? Pour l’instant toutes les hypothèses restent ouvertes’’ Conclut le mensuel Mibana.

‘’A qui profiterait un processus de justice transitionnelle ? ‘’A l’ensemble de la société, sans distinction aucune, qui le mettrait en œuvre ? S’interroge à son tour le journal L’Aube. ‘’Pour de nombreux compatriotes, poursuit le journal, le régime actuel n’a ni légitimité ni crédibilité pour conduire un tel processus. De leur point de vue, il faut écarter d’emblée les trois pouvoirs : d’une part, l’Exécutif, qui a la haute main sur les forces de défense et de sécurité, l’Assemblée nationale dont le mandat est sans cesse prorogé par une Cour constitutionnelle totalement discréditée ; enfin, la Justice, qui a validé les résultats de la présidentielle d’août 2016, avant de recouvrir des règlements de comptes politiciens de son autorité. Que faire alors ? Par quel bout commencer ? S’interroge L‘Aube.

‘’Faut-il faire un dessin à Ali Bongo pour qu’il comprenne une chose : autour de lui se joue une bataille pour sa succession dont certains membres du gouvernement sont prêts à le noyer davantage pour s’offrir un boulevard vers le fauteuil présidentiel. Et parmi ceux-ci, il y a Issoze-Ngondet dont les faits et gestes trahissent une ambition mal dissimulée. C’est pourquoi il bloque de quatre fers toute idée d’apaisement dans une Nation où tout peut basculer vers le pire à un moment à un autre. Signe des temps, Issoze-Ngondet est allergique à toute idée d’un vrai dialogue -proposé par la communauté internationale - entre les filles et fils de ce Gabon à tous différents camps.’’ Analyse le journal La Loupe

‘’Ali Bongo serait-il un président au service du MOGABO ?’’ S’interroge le journal Fraternité. ‘’A l’intérieur du MOGABO, on retrouve des ministres, anciens ministres, des Directeurs généraux et des conseillers, tous un peu trop bavards, en tout cas, c’est le constat qui ressort du côté du camp présidentiel. Ces gens donneraient à Ali Bongo l’image d’un président sans voix, sans ambitions politiques, sans convictions, sans la moindre autorité et dépourvu des prérogatives que lui confère la loi fondamentale en tant que chef de l’exécutif.’’ Relève le journal.


L’Agitateur

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