La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Ali Bongo candidat investi par le PDG

lundi 21 mars 2016 Speciales


Le président sortant Ali Bongo Ondimba a été investi comme candidat à la prochaine présidentielle par son parti le PDG lors du congrès tenu le 12 mars dernier. La presse gabonaise a largement commenté l’événement.

« Ali Bongo Ondimba, qui vient de recevoir l’onction de sa formation politique pour briguer un deuxième mandat, renchérit le journal L’Objectif, est devenu la cible privilégiée de ses adversaires, convaincus qu’en sept ans le chef d’Etat sortant n’a rien fait. Ce qui a priori pose un problème d’honnêteté intellectuelle et d’objectivité de ces acteurs politiques qui refusent de voir la réalité », regrette le journal.

«  Même s’il faut reconnaître, nuance le journal L’objectif, que tout n’est pas rose, d’ailleurs le président de la République lui-même reconnaît qu’il y a eu des échecs et les assume pleinement, penser que dans le bilan des sept ans de magistère d’Ali Bongo, l’on ne peut rien retenir de positif parait absurde et relève de la mauvaise foi.  », s’enflamme le journal.

« Ce qui s’est passé samedi dernier au Jardin botanique n’est rien d’autre qu’un congrès d’adieu des camarades du Parti démocratique gabonais (PDG). Les rares militants attachés à ce parti qui ont fait le déplacement sont ressortis avec des larmes aux yeux. Tant la cérémonie n’avait rien de la solennité que savait imprimer ce parti au pouvoir en pareille circonstance », ricane le journal Echos du Nord.

« On se serait cru à Pyongyang, tant le rassemblement du groupuscule hystérique et sectaire qui représente actuellement le Parti démocratique gabonais tendance Ali Bongo Ondimba (PDG Ali) ressemblait aux grands-messes qu’organise souvent, à sa gloire, le dictateur nord-coréen, Kim Jong-Un. Sauf que lorsque le camarade Kim Jong-Un sonne l’appel, il « mobilise » des millions de Nord-Coréens. Son alter ego gabonais, Ali Bongo Ondimba, peine, lui par contre, à attirer du monde », commente le journal.

« Pour son adoubement sans rivalité au sein du PDG, renchérit le journal L’Aube, le candidat naturel du parti des « nasses » a livré une mémorable performance en clôture du Congrès du 12 mars 2016. Emoustillé par le 48ième anniversaire de son parti, obsédé par les « hommes debout » d’ « Héritage et Modernité », l’enfant-roi a prononcé un discours décousu et tordant pour remercier ses « camarades ». Un émouvant adieu », relève L’Aube.

« Le congrès d’investiture tenu le 12 mars dernier par le Parti démocratique gabonais aurait dû être l’instance indiquée pour prononcer les sanctions à défaut de laver le linge sale en famille. A quelques mois de la présidentielle, Ali Bongo qui est passé en force pour être investi par le PDG contre la volonté de plusieurs cadres du parti, à l’origine de multiples défections dans son parti, a une peur bleue de sanctionner plusieurs élus qui peuvent constituer ses appuis pour la présidentielle », fait remarquer le journal Le Temps.

« Deux jours plus tard, au Congrès consacré exclusivement à son investiture le samedi 12 mars 2016, Ali Bongo s’est lui aussi essayé à la tchatche pour tenter de justifier pourquoi il s’accroche au pouvoir. Citant à tort et travers Winston Churchill et quelques « postulats philosophiques » d’André Comte-Sponville, qu’il n’a jamais lu de sa vie  », observe le journal La Loupe. « C’est dans une telle tempête politique que les gardiens du temple ont, le samedi 12 mars 2016 dernier, intronisé Alain-Bernard comme candidat à la présidentielle d’août prochain. C’était à l’issue d’un congrès organisé à guichet fermé loin des agitateurs qui mènent la tête du front révolutionnaire que la direction du PDG a cru bon d’exclure croyant ainsi les neutraliser”, fait remarquer à son tour le bimensuel La Nouvelle République


L’Agitateur

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