La presse gabonaise lue par l’agitateur : affaire serge Maurice Mabiala .

lundi 28 septembre 2015 Speciales


L’incarcération, il y a quelques jours, de l’ancien ministre Serge Maurice Mabiala à la prison centrale de Libreville pour une sordide affaire de détournement de deniers publics, alimente les colonnes de la presse gabonaise parue la semaine écoulée.

« L’arrestation du camarade Serge Maurice Mabiala ce 17 septembre a un effet de bombe dans sa réception sociétale. », commente le journal L’aube.

« L’affaire qui défraie la chronique depuis le 17 septembre renferme décidemment plusieurs gouvernails… Apparemment cette affaire prend une autre tournure, au-delà de la suspicion née de son appartenance à Héritage et Modernité », fait remarquer Le journal La Loupe.

« Ali Bongo Ondimba, incapable de faire face à la réalité que lui brandit H&M, prend l’option des coups bas. Et parce que Eloi Rahandi Chambrier a manifesté son soutien à ce compatriote, il envoie la même justice, incarnée par des magistrats tenus au collet, farfouiller dans ses petites affaires. », Renchérit Echos du Nord.

 « S’ils étaient encore hésitants, l’affaire Mabiala aura au moins le mérite d’ouvrir les yeux à tous ces caciques du Pdg, humiliés et pestiférés par Ali Bongo et ses Mogabistes. », ajoute pour sa part le journal L’Aube

 

 

« Sauf qu’Ouwé, rappelle l’hebdomadaire Echos du Nord, n’a pas cité le nom ou les noms des sociétés qui « ont corrompu » Mabiala. Elles doivent, au même titre que l‘ancien ministre, être aussi en garde à vue. Cette « pudeur » doit être interprétée comme la volonté de cacher une part de la vérité. Peut-être derrière ces entreprises se cachent les filiales de la pieuvre Delta Synergie », suppute le journal.

« En mettant aux arrêts Serge Maurice Mabiala, l’une des têtes pensantes de ce mouvement, le chef de l’Etat lance plusieurs messages à la fois : il confirme l’étendue de sa rancune ; il veut décapiter ce cercle de militants du PDG capables de lui faire ombrage pour sa réélection ; il s’adresse aux autres voleurs du pays qui oseraient s’opposer à lui ; il montre qu’il peut faire d’un Gabonais, un chien, à défaut de le réduire à néant… », Analyse La Loupe.

« Comment un digne fils de la nation peut s’embarquer dans une telle aventure de détournement ? Doit-on cautionner le crime financier dans notre pays au nom de la paix sociale ? », S’interroge le satirique La Griffe. « Le dissident Alexandre Barro Chambrier, au lieu de faire le baby-sitter à la DGR, comme il la fait l’autre jour, doit plutôt présenter des excuses au peuple pour avoir voulu défendre un homme qui devant son forfait a fait le choix de tout avouer », conclut le journal.


L\’Agitateur

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