La chronique de l’Agitateur : Une histoire de fous !

samedi 1er juillet 2017 Speciales


Le Directeur général de la banque Epargne et développement du Gabon moisit en prison depuis avril dernier. Qu’a-t-il fait ce pôvre monsieur pour se retrouver dans ce trou à ras tel un vulgaire malfrat ? Il est, dit-on, mêlé à une sordide affaire qui sent mauvais. L’affaire Guido Santullo, du nom de l’homme d’affaires italien que l’on soupçonne d’avoir surfacturé ses gros œuvres réalisés au Gabon et qui trimballe le Gabon devant les tribunaux français pour une ardoise faramineuse.

Ce qui est reproché au DG de cette banque ce n’est pas tant d’avoir plongé dans des opérations de corruption dont serait coupable l’Italien, mais d’avoir opéré des transferts d’argents en direction de l’étranger pour le compte de ce dernier. L’épargne et développement du Gabon (EDG), a, à ce qu’il semble, fait actuellement l’objet d’une enquête. Cette entreprise de microcrédits est en réalité une petite banque au même titre que tous les autres établissements bancaires de la place qui font dans la micro finance et font des transferts d’argent.

« EDG qui est une société ayant pignon sur rue, fonctionne de façon régulière puisqu’elle détient des agréments délivrés par les organes de tutelle lui permettant d’exercer cette activité en toute légalité, l’agrément en possession de ses responsables en fait foi », relevait d’ailleurs un confrère. Pour bien comprendre les dessous de cette affaire qui sent le caca, jetons un rapide coup d’œil sur les missions de cette entreprise : EDG est une entreprise de microcrédits qui accompagne les opérateurs économiques de tout genre dans le développement de leurs activités respectives dans bien des secteurs d’activité. Elle protège l’épargne et permet le transfère d’argent du Gabon vers d’autres pays. Elle dispose de comptes dans plusieurs banques du pays.

L’enquête dont fait l’objet cette entité et truffée de nombreuses zones d’ombres, tombe donc sous le coup du non sens. La presse pro gouvernementale, notamment le journal L’Union, a publié dernièrement un article mettant en cause EDG et son responsable pour ‘’corruption et blanchiment de capitaux’’. L’on peut se demander pourquoi avoir publié un article de presse alors que l’affaire est en instruction ? Cet article a tout d’un article de presse sur commande. Ce qui n’est pas étonnant venant d’un journal dont les responsables, politiquement étiquetés, servent de bras séculier dans toute opération de lynchage médiatique avant que la machine judiciaire ne donne le coup de grâce. Ce qui démontre le complot ourdi contre cette PME à qui l’on veut faire porter le chapeau, alors que tout le monde sait que plusieurs banques de la place font des opérations de transfert d’argent dans les paradis fiscaux sans être accusés de faire dans le blanchiment et la corruption. Si cela devient un délit, autant mettre aux arrêts toutes ces banques qui ont pignon sur rue notamment les majors.

L’Union, aussi curieux que cela puisse paraître, se transforme en gendarme des banques en lieu et place de la Cobac qui n’a jamais tiré la sonnette d’alarme concernant les mouvements de transfert de fonds opérés par ladite structure bancaire. La Cobac qui, pourtant, veille au bon fonctionnement des banques de la sous régions, serait-elle corrompue ou atteinte de cécité au point de n’avoir rien vu ? Que vise en réalité une telle enquête ? Santullo étant client de cette petite banque, est-il interdit de faire des opérations de ce type ? La réponse est non. Il a le droit comme tous les autres clients de la banque. Alors, que reproche-t-on à cette banque spécialisée dans le microcrédit ? Bizarre, vous avez dit bizarre ?


L’Agitateur

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