La chronique de l’Agitateur : Une « bonne-année » de chiens !

mercredi 3 janvier 2018 Speciales


A ces divers cultes religieux mis au point par des obscurantistes moyenâgeux ayant inventé des divinités afin d’amplifier l’hystérie collective, il faut ajouter la fête de fin d’année trivialement appelée « bonne-année », laquelle devient un moment culte qui jouit curieusement d’une dévotion quasi religieuse.

Des tonnes de masses humaines, à l’occasion, ont passé, pour certaines, leur réveillon en priant dans des églises où elles sont tenues en captivité, d’autres ont pris part aux orgies festives en famille, le tout sous les lumières bariolées des feux d’artifices et d’explosions de pétards. Passé ce réveillon, les adeptes du nouvel an avaient la gueule de bois des lendemains de cuite.

Les vœux de nouvel an franchement je m’en tape. Me les souhaiter, c’est me mettre hors de moi, c’est la suprême insulte qu’on puisse m’infliger. Car ces vœux distribués comme des petits pains et prononcés tel un mantra, n’apportent rien de meilleur, ils ne nous arrachent nullement à la dure réalité de notre triste quotidien figé par un funeste destin. Aussi longtemps qu’on nous comble de ces vœux de bonheur et de prospérité, qu’est-ce qui a réellement changé ?

Chez certains, le nouvel an c’est l’occasion de remercier Dieu de nous avoir épargné de la mort et de nous avoir accordé un énième sursis, c’est aussi l’occasion de prononcer une prière d’espérance pour que le nouvel an nous maintienne en vie jusqu’à ce que nous devenions très vieux même si la sénilité nous guette et nous plonge dans un état végétatif, l’essentiel c’est d’être en vie aussi longtemps qu’on le souhaite. On s’en fout que ce soient d’autres personnes étrangères à votre pacte de vie durable passé avec Dieu qui vous essuient les fesses et vous alimentent. Franchement, n’importe quoi !

Vœux de prospérité, de longévité ou pas, on enregistre pourtant des catastrophes, des accidents qui, souvent, se soldent par des pertes massives en vies humaines. C’est un peu comme si Dieu était sourd à leurs doléances. Entre nous, à quoi ça sert ces vœux d’une débilité crasse ? Sans doute ça sert à quelque chose chez certains qui profitent de ces moments de réjouissance explosive pour s’arracher à l’ennui qui les tenaille au quotidien. Si c’est le cas, alors « la bonne- année » a un sens. Est-ce possible un nouvel an sans cette explosion de joie, ces moments festifs qui ruinent nos petites économies à l’instar des anniversaires, une invention bourgeoise la plus bête qui rassemble des espèces humaines issues d’un même coït ? « La bonne-année » ? Suprême connerie !


L’Agitateur

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