La Chronique de l’Agitateur : Roland Désiré Aba’a Minko lance l’assaut final…

mardi 20 juin 2017 Speciales


L’opposant et activiste Roland Désiré Aba’a Minko, dans sa folle course vers la prise du pouvoir, est passé à la vitesse supérieure. Lasse d’être un opposant-résiduel voire un activiste sans relief et, pour faire passer son message tout en semant la psychose dans le pays, il s’est radicalisé à bloc et s’est transformé en poseur de bombes.

Des médias et la chancellerie de l’Union européenne brièvement assiégés simultanément par une bande d’individus cagoulés au service de cet homme, connu pour son discours anticolonialiste. Sa dernière sortie aura été fracassante. Au mémorial Léon Mba face à la presse, il lâche la première ‘’bombe’’ : un ultimatum de 72 heures est donné au président Ali Bongo afin qu’il fasse ses valises, faute de quoi, Roland Désiré Aba’a Minko transformerait le Gabon en un champ de ruines.

Ce mégalo qui, lors de la présidentielle d’août 2016 à laquelle il était candidat avant son désistement pour rallier le camp du néo-opposant Jean Ping, qui disait libérer le pays des forces du mal, et revoir les accords historiques passés avec l’ancienne métropole, n’a trouvé mieux que de se transformer en poseur de bombes. Un extrémisme qui se justifie aisément, n’oublions pas que cet homme qui, lors de ses différents échanges avec la presse, à l’occasion de la campagne présidentielle et qui imposait aux journalistes un temps de prière meublé de louanges religieuses, a tout d’un illuminé-prophétique. Seul un demeuré est capable de telles idioties. Il n’est pas loin de ressembler à ces abrutis qui propagent le sang dans le monde au nom du jihad.

Les confrères assiégés ont eu de la veine, car le drame aurait pu arriver s’ils avaient opposé aux assaillants la moindre résistance. Le plus étonnant dans tout çà, c’est la dextérité avec laquelle ils ont pu investir, de façon synchronisée, les différents sites sans être inquiétés. S’ils sont rentrés aussi facilement, c’est que les différents sites ne sont pas sécurisés. N’importe quel quidam peut y avoir accès. Comment comprendre que des médias n’aient pas de postes de contrôles pour filtrer les entrées ? A Africa N°1, par exemple, il n’est pas rare que des malades mentaux fassent irruption en salle de rédaction ou en studio. Avec tout ce que l’Etat compte de contingents en uniforme, payés à ne rien faire, les médias, privés ou publics, devraient bénéficier d’une sécurité maximale.

Nous semblons oublier que les médias ont un étonnant pouvoir de persuasion. Ce n’est pas un hasard si les putschistes, pour atteindre leurs objectifs, mettent souvent à contribution les médias dit ‘’chauds’’ (radios et télévisions). Laurent-Désiré Aba’a Minko et son commando, auraient pu prendre possession de l’antenne de la radio africaine et faire passer des messages subversifs ainsi qu’ils l’ont fait à TV+ où les agents étaient tenus en respect pendant qu’un CD sur lequel était gravé l’évangile selon Saint Roland -Désiré Aba’a Minko, passait à l’écran. Après cette excursion terroriste qui aurait pu échouer dans une mare de sang comme celle qui décima en France la rédaction du satirique Charlie Hebdo, nous osons espérer que les Hommes de médias ne seront plus exposés à toute forme de criminalité rampante qui rode dans ces milieux. Du fait de ces nombreuses agressions sur des journalistes, de nombreux journaux hésitent encore à s’offrir un siège et une salle de rédaction. Un argument opposé par certains médias de presse écrite au Gabon à qui l’on reproche l’absence de visibilité.


L’Agitateur

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